
Selon les données les plus récentes de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), la France comptait environ 7,97 millions d’immigrés en 2025, soit 11,6 % de la population totale.
Il s’agit de personnes nées à l’étranger et de nationalité étrangère à leur naissance, certaines ayant ensuite acquis la nationalité française.
Cette précision est importante : un immigré n’est pas nécessairement un étranger.
En 2024, par exemple, l’Insee estimait que 34 % des immigrés possédaient déjà la nationalité française.
Qui sont les immigrés les plus nombreux ?
L’Afrique constitue aujourd’hui le principal continent de naissance des immigrés vivant en France. En 2024, 48 % des immigrés étaient nés en Afrique, dont 29 % originaires du Maghreb.
Parmi les personnes entrées en France en 2024, les trois principaux pays de naissance étaient :
- Algérie : 7,9 %
- Maroc : 7,4 %
- Tunisie : 4,8 %
À eux trois, les pays du Maghreb occupent donc une place particulièrement importante dans les flux migratoires vers la France.
Les statistiques françaises classent principalement les personnes selon leur nationalité et leur pays de naissance, et non selon leur appartenance ethnique ou leur identité culturelle.
Que dit la loi française sur le traitement des personnes immigrées ?
Le principe fondamental du droit français est celui de l’égalité devant la loi. L’article 1er de la Constitution dispose que la République « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».
La législation française interdit également les discriminations fondées notamment sur l’origine nationale, l’appartenance ou la non-appartenance à une ethnie, ainsi que les discriminations et provocations à la haine fondées sur ces motifs.
Cela ne signifie toutefois pas que Français et étrangers disposent exactement des mêmes droits dans tous les domaines. Par exemple, certains droits politiques, notamment le droit de vote aux élections nationales, sont liés à la nationalité française. Les étrangers peuvent également être soumis à des règles spécifiques concernant l’entrée, le séjour et le renouvellement de leur titre de séjour.
En revanche, un étranger présent légalement en France bénéficie des protections prévues par la loi et les conventions internationales, notamment en matière de dignité, de justice, de protection contre les discriminations et de droits fondamentaux.
Par ailleurs, il est indiqué que 59 % des acquisitions de nationalité française en 2025 concernaient des ressortissants de pays africains et que plus d’une acquisition sur trois concernait un ressortissant du Maghreb.
Une évolution importante à prendre en compte
Il faut enfin distinguer immigration et descendants d’immigrés.
En 2024, l’Insee comptait environ 7,6 millions d’immigrés, mais également 8 millions de descendants d’immigrés, c’est-à-dire des personnes nées en France, dont au moins un parent est immigré.
Ces deux populations ne doivent donc pas être additionnées pour dire qu’il y aurait « 15,6 millions d’immigrés » : les 8 millions de descendants d’immigrés ne sont pas eux-mêmes des immigrés, puisqu’ils sont nés en France.
INSEE, ministère de l’Intérieur et ministère de la Justice (France).
