
La 14e édition du Festival international de danse contemporaine (FCIDC) se tiendra à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh, à Ouled Fayet, du 18 au 22 septembre 2026. Placé sous le patronage de la ministre de la Culture et des Arts, Mme Malika Bendouda, cet événement artistique international sera organisé en solidarité avec les victimes des incendies de cet été, a indiqué un communiqué.
Cette nouvelle édition sera placée sous le thème « La danse, langage universel de paix et de rencontre », avec l’ambition de faire de la création artistique un espace de dialogue entre les peuples, de favoriser les échanges culturels et civilisationnels et de promouvoir les valeurs de solidarité.
Selon Mme Malika Bendouda, cette manifestation internationale ambitionne de devenir un véritable phare culturel, en contribuant au rayonnement de la création artistique algérienne et au rapprochement entre les différentes cultures.
Dans cette optique, la commissaire du FCIDC, Senouci Namous, a souligné que « cette quatorzième édition se distingue par une programmation particulièrement riche et une présence internationale renforcée. Un accent particulier sera mis sur la formation, le partage et la mise en valeur du travail de jeunes talents algériens ».
Cette ambition se traduit notamment par une importante participation internationale. Dix pays prendront part à cette édition aux côtés de l’Algérie : l’Espagne, la Chine, la Suisse, l’Italie, le Sénégal, la Russie, le Liban, la Palestine, la République tchèque et l’Égypte. L’Espagne, invitée d’honneur du festival, sera particulièrement mise à l’honneur pour la richesse de son patrimoine chorégraphique, à la croisée de l’héritage flamenco et de la création contemporaine. La cérémonie d’ouverture sera marquée par un spectacle fruit d’une collaboration artistique entre l’Algérie, l’Espagne et la Palestine, chorégraphié par l’Espagnole Laura Funes avec la participation de danseurs algériens.
La création algérienne occupera, elle aussi, une place centrale dans cette programmation. Huit compagnies de danse représentant différentes régions et sensibilités artistiques du pays se produiront sur la scène de l’Opéra d’Alger. Une participation qui permettra aux artistes algériens de confronter leurs expériences, d’échanger avec leurs homologues étrangers et de s’inscrire dans des réseaux artistiques internationaux. Le festival entend également inscrire cette édition dans une démarche de transmission et de mémoire. À travers un hommage à trois figures de la danse contemporaine algérienne, Slimane Habas, Farid Houache et Moussa Noun, le FCIDC mettra en lumière l’héritage de chorégraphes ayant contribué à l’évolution de cet art en Algérie. Au-delà des représentations, la formation constituera l’un des principaux axes de cette édition. Des «masterclasses » seront ainsi animées par des chorégraphes internationaux issus des différents pays participants, offrant aux jeunes danseurs l’occasion d’approfondir leur pratique, d’acquérir de nouvelles techniques et de confronter leur travail à différentes écoles et expériences.
Ces ateliers seront couronnés par un spectacle final ouvert au public, permettant aux participants de présenter le fruit de leur travail et de donner une dimension concrète à cette démarche de transmission.
En clôture du festival, une table ronde sera organisée sous la conduite de M. Moussa Seydou Diallo, expert sénégalais, journaliste, écrivain et poète, consultant indépendant et spécialiste des questions migratoires. Intitulée « La danse contemporaine : un levier pour la prévention des conflits et de promotion de la paix », cette rencontre abordera la dimension sociale et politique de la création artistique, ainsi que son rôle dans l’apaisement des tensions, le rapprochement des communautés et la promotion du dialogue.
À travers cette programmation, le FCIDC compte dépasser le simple cadre de la représentation artistique pour faire de la danse un véritable espace de rencontre, de transmission et de dialogue. La diversité des participants, la place accordée aux jeunes talents et l’importance donnée aux échanges professionnels illustrent cette volonté d’inscrire la manifestation dans une dynamique culturelle ouverte sur le monde. Cette quatorzième édition confirme la vocation du Festival international de danse contemporaine à s’imposer comme une plateforme régionale et internationale, réunissant création, formation et responsabilité citoyenne. Dans un contexte marqué par les tensions et les fractures entre les sociétés, la danse rappelle, par le langage du corps et du mouvement, qu’elle peut aussi devenir un moyen de rapprocher les cultures, de transmettre un message de paix et d’ouvrir de nouveaux espaces au dialogue interculturel.
Abir Menasria
