
Dans le cadre des préparatifs des élections locales prévues le 28 novembre prochain, l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) avait déjà engagé une série de consultations avec les différents secteurs et acteurs concernés par cette échéance. Parmi les volets pris en charge en amont du scrutin figure celui de la communication, compte tenu du rôle essentiel des médias dans l’information des citoyens et l’accompagnement du processus électoral. C’est dans cette perspective que le président de l’ANIE, Saad Arous, avait reçu le ministre de la Communication, Mohamed Bouslimani, dans le cadre des rencontres de coordination avec des membres du gouvernement. Les échanges avaient porté sur plusieurs questions liées à la préparation des élections des membres des Assemblées populaires communales et de wilaya (APC/APW), notamment le volet relatif à leur couverture médiatique. Cette rencontre s’inscrivait dans une démarche visant à renforcer la coordination institutionnelle entre l’Autorité indépendante et le ministère de la Communication, au regard de la place occupée par le secteur dans les différentes étapes du processus électoral.
Garantir une information fiable
Les deux parties avaient notamment insisté sur l’importance de garantir au citoyen l’accès à une information électorale exacte et fiable, tout en réunissant les conditions nécessaires à une couverture médiatique responsable, transparente et objective.
Les médias, tous supports confondus, étaient appelés à jouer un rôle important dans l’information des citoyens sur les différentes étapes du processus électoral et les procédures qui s’y rapportent. Leur mission devait également porter sur la mise en avant des droits et devoirs des citoyens et l’accompagnement de l’électeur dans l’exercice de son droit électoral.
L’objectif était de contribuer à élever le niveau de la conscience électorale et à favoriser une participation responsable au scrutin du 28 novembre.
Dans ce cadre, les discussions avaient également porté sur la couverture médiatique de la campagne électorale, aux niveaux central et local. L’accent avait été mis sur la nécessité de respecter les règles juridiques, professionnelles et éthiques régissant le travail des médias durant cette période.
L’équilibre, l’objectivité et l’égalité des chances dans le traitement des activités et des programmes électoraux des différents candidats avaient notamment été soulignés, afin de permettre aux électeurs de disposer d’une information claire et impartiale sur les différents choix qui leur seront proposés.
Tous les moyens mobilisés
Le secteur de la communication avait, de son côté, réaffirmé son engagement à contribuer au succès des élections locales à travers la mobilisation des moyens matériels et humains nécessaires à leur couverture.
À l’issue de la rencontre, le ministre de la Communication avait assuré que son secteur accompagnerait le processus électoral depuis les préparatifs jusqu’à l’annonce des résultats. Il avait également fait état de la mobilisation des moyens nécessaires pour faciliter le travail des journalistes, notamment à travers le Centre international de presse (CIP), qui devait être doté des équipements nécessaires à la couverture de l’événement.
Les mécanismes de coordination relatifs au suivi de la propagande électorale et à l’expression directe et libre durant la campagne avaient également été examinés. Il s’agissait de garantir le respect des règles encadrant ces activités et de contribuer à la mise en place d’un espace électoral permettant aux citoyens de prendre connaissance, avec clarté et impartialité, des programmes et des propositions des différents candidats. Cette démarche s’inscrivait dans un dispositif plus large de préparation du scrutin, marqué par la poursuite des actions conjointes, l’échange d’expertises et d’informations, ainsi que la coordination avec les différents intervenants.
Ainsi, avant même l’entrée dans la phase de mobilisation politique autour des candidatures et des programmes, l’ANIE avait accordé une attention particulière aux conditions d’accompagnement médiatique du scrutin. Une démarche qui traduit l’importance accordée à l’information du citoyen et à la nécessité de lui permettre d’exercer son choix sur la base d’une information pluraliste, équilibrée et accessible. À l’approche du 28 novembre, le dispositif se précise progressivement, avec la prise en charge successive des différents volets liés à l’organisation du scrutin, de la coordination institutionnelle à l’accompagnement médiatique, en passant par les consultations avec les formations politiques.
R.N
