
La première édition algérienne de l’ESG Excellence Summit 2026 sera inaugurée demain à l’hôtel El Djazaïr, à Alger, sous le haut patronage et en présence de plusieurs membres du gouvernement. Plus de 150 responsables, experts et acteurs économiques algériens et internationaux sont attendus pour débattre des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance et de leur impact croissant sur l’investissement, la compétitivité et le développement des entreprises.
C’est un rendez-vous consacré à une thématique appelée à occuper une place grandissante dans les stratégies économiques et industrielles : l’ESG, qui renvoie aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.
Au-delà de la seule question environnementale, le sommet entend mettre en lumière les différentes dimensions de l’ESG et leur influence sur la manière dont les entreprises produisent, investissent, gèrent leurs risques et se positionnent sur les marchés. Longtemps considérés comme relevant principalement de la responsabilité environnementale des entreprises, les critères ESG s’imposent progressivement comme un facteur susceptible d’influencer l’accès au financement, l’attractivité pour les investisseurs et la capacité à répondre aux nouvelles exigences des marchés.
C’est précisément cette évolution qui sera au cœur des échanges. Le programme prévoit des discussions consacrées à la finance durable, à l’économie circulaire, à l’énergie, à l’industrie et au climat, mais également à la gouvernance, à la gestion des risques et à l’innovation. L’enjeu consiste ainsi à comprendre comment les entreprises peuvent intégrer progressivement ces nouvelles exigences dans leurs modèles de développement, tout en conciliant performance économique, maîtrise des risques et adaptation aux transformations réglementaires. Parmi les sujets qui devraient également retenir l’attention figurent le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM), ainsi que les évolutions réglementaires internationales qui l’accompagnent. Le sujet intéresse particulièrement les entreprises tournées vers l’exportation, appelées à prendre davantage en compte les questions liées aux émissions de carbone, à la traçabilité et aux exigences environnementales de leurs partenaires commerciaux.
Pour plusieurs secteurs, notamment l’industrie et l’énergie, l’adaptation à ces nouvelles règles pourrait ainsi devenir un enjeu concret de compétitivité. La capacité à mesurer, réduire et documenter son empreinte environnementale pourrait progressivement peser dans l’accès à certains marchés et dans le développement de nouvelles opportunités à l’international.
Cette première édition vise à créer un espace d’échange autour des pratiques ESG et des moyens de les intégrer dans le développement des entreprises algériennes. Au-delà de la conformité aux nouvelles normes, les discussions porteront également sur les opportunités qu’elles peuvent représenter en matière d’innovation, de financement et d’ouverture sur les marchés internationaux. G.S.E.
