
Le Fonds monétaire international (FMI) a dressé un bilan positif de l’économie algérienne, saluant sa robustesse, la solidité de sa croissance en 2025, ainsi que les efforts constants de diversification menés par les autorités. Des perspectives jugées globalement favorables à court terme.
Dans son rapport d’évaluation publié à l’issue des consultations de 2026 au titre de l’article IV — conclues le 11 septembre dernier —, le FMI relève une croissance économique vigoureuse estimée à 3,9 % pour l’année 2025 (contre 3,7 % en 2024), portée par une stratégie active axée sur l’investissement public.
De son côté, le secteur hors hydrocarbures a affiché une dynamique remarquable avec une croissance de 4,3 % en 2025, qui devrait s’établir à 4 % en 2026, confirmant ainsi la trajectoire de diversification de l’économie nationale.
Pour l’année en cours (2026), le FMI table sur un taux de croissance de 3,8 %, qualifié de robuste. L’institution financière internationale souligne, par ailleurs, que la fermeté des cours des hydrocarbures devrait stimuler les exportations et les recettes budgétaires, offrant ainsi au pays l’opportunité de reconstituer ses marges de manœuvre financières.
Sur le front des échanges extérieurs, le FMI anticipe une embellie notable portée par la fermeté des cours des hydrocarbures. Concrètement, les projections de l’institution indiquent une nette progression des exportations, qui devraient passer de 15,8 % du PIB en 2025 à 19,3 % en 2026.
Cette dynamique s’accompagne d’un rééquilibrage de la balance commerciale du pays. En effet, les importations vont poursuivre leur reflux, reculant de 21,9 % du PIB en 2025 à 18,5 % en 2026, témoignant d’une meilleure maîtrise des flux d’entrées et de la montée en puissance de la production nationale.
Ces bons indicateurs macroéconomiques se traduisent sur les comptes publics par une réduction marquée du déficit budgétaire en 2025. Cette amélioration a été grandement favorisée par des versements de dividendes exceptionnels émanant des entreprises publiques et de la Banque d’Algérie, renforçant ainsi les assises financières de l’État.
Dans ce sens, le FMI a mis en avant les efforts de l’Algérie pour consolider la stabilité et l’inclusion financière, notant que les banques du pays demeurent liquides, rentables et bien capitalisées. L’institution a également valorisé les réformes engagées pour renforcer la supervision financière, moderniser les mécanismes de gestion des risques et améliorer la gouvernance des banques publiques.
Enfin, le rapport salue chaleureusement les autorités algériennes pour le retrait rapide du pays de la liste grise du GAFI (Groupe d’action financière), couronnant les efforts de mise aux normes internationales en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
En combinant discipline financière, assainissement du climat des affaires et impulsion d’une croissance hors hydrocarbures résiliente, le pays se dote des atouts nécessaires pour consolider durablement sa trajectoire de développement. G.Salah Eddine
