Rencontres cinématographiques de Béjaïa : Courts, longs métrages et documentaires au rendez-vous

La 21e édition des Rencontres cinématographiques de Béjaïa (RCB) a officiellement débuté samedi dernier, avec une programmation réunissant 32 œuvres, entre longs et courts métrages et documentaires, qui seront projetées jusqu’au 1er octobre.

Organisée à la Cinémathèque de Béjaïa, la cérémonie d’ouverture a été marquée par une intervention du directeur artistique des Rencontres cinématographiques de Béjaïa, Hakim Abdelfettah, qui a souligné que cet événement, porté par l’association Project’heurts, constitue « un moment privilégié d’échange et de partage de films avec le public ». La soirée inaugurale s’est poursuivie avec la projection du long métrage Alea Jacarandas de Hassen Ferhani.
Le film retrace le parcours d’Ameziane Ferhani, journaliste, écrivain et père du réalisateur, à travers une déambulation poétique dans les rues d’Alger, rythmée par la présence des jacarandas qui jalonnent la capitale.
Dans l’après-midi, une séance spéciale avait été consacrée au documentaire The Sea Road to Gaza de la réalisatrice tunisienne Olfa Lamloum. Le film revient sur le périple de la flottille Sumud, partie en septembre 2025 avec pour objectif de tenter de briser le blocus imposé à Ghaza.
Pour cette 21e édition, la Cinémathèque de Béjaïa accueille une sélection de 32 films, composée de 7 longs métrages, 19 courts métrages et 6 documentaires. Ces œuvres représentent une quinzaine de pays, dont l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte, le Burkina Faso, l’Arabie saoudite, le Qatar, la Palestine et la Côte d’Ivoire.
Au-delà des projections, les RCB proposent également un programme de rencontres et de discussions destiné à prolonger les échanges autour des œuvres présentées.
Des cafés-cinés et des tables rondes aborderont plusieurs thématiques liées au cinéma, notamment la propriété intellectuelle et la valorisation des archives cinématographiques.
Cette dimension de transmission se poursuit à travers les ateliers de formation lancés à la Maison de la culture de Béjaïa. Parmi eux, un atelier d’initiation à la création sonore documentaire qui a débuté vendredi dernier pour une durée de deux jours, tandis qu’un autre consacré à la restauration numérique des œuvres cinématographiques a été lancé samedi matin. Dans ce cadre, le court métrage Yasmina, réalisé en 1961 par Djamel Chanderli et Mohamed-Lakhdar Hamina, fera l’objet d’un travail de restauration avant d’être présenté au public lors de la cérémonie de clôture. D’autres sessions de formation sont également programmées autour de l’actorat en studio, du marketing cinématographique et de la production de films, offrant aux participants l’occasion d’acquérir des connaissances pratiques dans différents métiers du septième art.
À travers cette programmation qui associe découverte cinématographique, réflexion collective et transmission des savoir-faire, les Rencontres cinématographiques de Béjaïa inscrivent leur 21e édition dans une démarche qui dépasse la simple diffusion de films. L’objectif de ce rendez-vous est de faire de la rencontre entre les œuvres, les professionnels et le public un espace durable de dialogue et de création.
Zineb Bouzid

ALGER 16 DZ

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