
Le Groupe de services portuaires « Serport » a engagé un vaste programme d’équipement et de modernisation de ses infrastructures, doté d’une enveloppe de 60 milliards de dinars pour les exercices 2025 et 2026. L’objectif est d’améliorer la rentabilité des ports et de réduire les délais de traitement des navires.
Le Groupe de services portuaires « Serport » poursuit sa stratégie de modernisation du réseau portuaire national à travers un important programme d’investissement. Une enveloppe globale de 60 milliards de dinars a été mobilisée au titre des exercices 2025 et 2026, principalement pour l’acquisition de nouveaux équipements destinés à améliorer les performances des ports et à accélérer le traitement des navires.
Intervenant hier sur les ondes de la Radio nationale, le PDG de Serport, Ali Boulares, a indiqué que cette démarche repose sur plusieurs axes, notamment la modernisation et l’extension des infrastructures, la numérisation des procédures, le renouvellement des équipements ainsi que le renforcement de la coordination entre les différents acteurs de la chaîne logistique.
Des extensions à Arzew et Annaba
Plusieurs projets structurants sont actuellement en cours à travers les principaux ports du pays. Au port d’Arzew, les travaux d’extension du quai n°5 ont atteint un taux d’avancement de 61 %. Réalisé sur une superficie de 55 hectares, le projet devrait être réceptionné en 2027.
À Annaba, le projet principal porte sur la réalisation d’un quai métallique de 1.600 mètres de long et d’une profondeur de 16 mètres. Avec un taux d’avancement de 55 %, les travaux devraient être achevés en mars 2027. Cette nouvelle infrastructure permettra notamment de traiter jusqu’à 10 millions de tonnes de phosphate par an et d’accueillir des navires d’une capacité comprise entre 80.000 et 90.000 tonnes. Le projet devrait également contribuer à renforcer les capacités d’exportation du port à hauteur de 10 millions de tonnes par an et à générer entre 5.000 et 10.000 emplois directs et indirects.
Djen Djen, un futur pôle logistique régional
Le port de Djen Djen figure également parmi les infrastructures concernées par cette dynamique de développement. Selon Ali Boulares, les études techniques relatives à la création d’un nouveau bassin d’une profondeur de 20 mètres et à l’aménagement de nouvelles surfaces de stockage, estimées à 122 hectares, sont désormais achevées.
Ces extensions doivent permettre au port d’accueillir des navires de nouvelle génération pouvant transporter jusqu’à 24.000 conteneurs. Elles visent également à renforcer son rôle de pôle logistique régional, notamment pour les opérations de transbordement vers les ports nationaux et africains.
Plusieurs quais réhabilités à Alger
Le port d’Alger bénéficie, lui aussi, d’un programme de réhabilitation de plusieurs de ses infrastructures. Les travaux concernant les quais 18, 19 et 21 sont achevés, pour une enveloppe financière de 6 milliards de dinars. La réhabilitation du quai n°8 est également terminée.
Par ailleurs, les travaux du quai n°17 affichent un taux d’avancement d’environ 50 %. Des études sont également en cours pour le réaménagement des quais 17, 22, 23, 24 et 25.
Une spécialisation progressive des ports
Au-delà des investissements dans les infrastructures, Serport entend réorganiser le réseau portuaire national en attribuant à chaque port une spécialisation adaptée à sa position géographique, à ses potentialités et à son environnement économique.
Cette orientation vise à mieux répartir les activités entre les différentes infrastructures et à améliorer leur rentabilité. Le port de Mostaganem constitue, selon le PDG de Serport, le point de départ de cette démarche. Il a été dédié à l’accueil des opérations d’importation et d’exportation des entreprises publiques, conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Dans ce cadre, le port de Mostaganem a récemment bénéficié d’une plateforme moderne de stockage de conteneurs d’une capacité de 10.000 unités. L’aménagement d’une aire de stockage supplémentaire de cinq hectares a également été lancé.
Des études sont, en outre, en cours pour la réalisation d’un troisième bassin destiné à permettre l’accueil de navires de plus grande capacité.
À travers ces différents projets, Serport entend ainsi renforcer les capacités du réseau portuaire, améliorer la fluidité des opérations et accompagner le développement des échanges commerciaux et des activités d’exportation. A. M.
