
La ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a souligné que l’Orchestre philharmonique international d’Algérie est un projet qui « aspire à mettre en valeur l’art national et à faire revivre le patrimoine ».
Elle s’est exprimée à ce sujet, lundi dernier à Alger, à l’occasion de la supervision du lancement des auditions destinées à sélectionner les musiciens qui rejoindront cet orchestre, placé sous la direction du maestro Amine Kouider.
Lors de cette première journée d’auditions, organisée à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaih, l’artiste libanais Marcel Khalifa était présent. Il participe à l’évaluation des auditions des musiciens professionnels, algériens et étrangers. Malika Bendouda a affirmé que « l’Orchestre philharmonique international d’Algérie est un projet national ambitieux qui bénéficie d’une attention particulière de la part du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune ».
La ministre a souligné que ce projet ambitionne de mettre en valeur l’image artistique de l’Algérie et de renforcer le dialogue musical et culturel.
Elle a également indiqué que le projet vise à faire revivre le patrimoine algérien à travers des arrangements symphoniques et à le présenter aux côtés des grandes œuvres internationales devant un public national et international.
La ministre s’est, par ailleurs, félicitée
de la participation d’artistes venus
de différentes régions du pays, aux côtés de musiciens étrangers qui feront également partie de l’Orchestre.
Une académie pour accompagner les talents vers l’Orchestre des jeunes
La ministre a précisé que le projet prévoit également « la création d’une académie destinée à accompagner les jeunes talents et à développer leur niveau afin qu’ils puissent constituer l’Orchestre des jeunes ».
Elle a expliqué que cette académie constituera un vivier destiné à alimenter l’orchestre principal en compétences musicales.
De son côté, le directeur du projet, Amine Kouider, a expliqué que l’Orchestre philharmonique a pour objectif de constituer « une carte d’identité musicale et culturelle de l’Algérie à l’échelle internationale ».
Il a ajouté que « l’Orchestre ambitionne de jouer la musique algérienne dans une approche philharmonique et symphonique, tout en proposant des programmes musicaux internationaux. » Il a également précisé que l’Orchestre «sera composé de 100 musiciens, dont 70 % seront des musiciens algériens résidant en Algérie, ainsi que des membres de la diaspora ».
L’orchestre comprendra également des jeunes, tandis que 30 % des effectifs seront constitués de musiciens internationaux, soit environ 30 musiciens.Selon Amine Kouider, ces musiciens représenteront environ 12 pays d’Afrique, d’Europe, du monde arabe et d’Amérique.
Les auditions se dérouleront en trois étapes :
Première étape : auditions des musiciens professionnels algériens résidant en Algérie.
Deuxième étape : auditions des jeunes diplômés des instituts régionaux et des écoles de musique, notamment à Alger, Oran, Batna, Bouira et dans d’autres wilayas.
Troisième étape : sélection des musiciens étrangers à partir d’enregistrements vidéo.
Le jury comprend plusieurs grandes figures du monde musical, parmi lesquelles l’artiste Marcel Khalifa.
Le comité de sélection s’appuiera sur « des critères internationaux portant notamment sur la maîtrise technique de l’instrument, la qualité de l’interprétation musicale et artistique, ainsi que la capacité à jouer collectivement au sein d’un orchestre». La liste définitive des musiciens algériens retenus pour participer à l’Orchestre philharmonique international d’Algérie devrait être annoncée au cours du mois d’octobre.
Les auditions pour intégrer l’Orchestre philharmonique international d’Algérie se poursuivront jusqu’à aujourd’hui dans les salles de répétition de l’Opéra d’Alger. APS
