France : Nouvelle journée de mobilisation dans un climat social tendu

Des dizaines de milliers de lycéens ont manifesté, mardi, dans plusieurs villes de France, pour une nouvelle journée de mobilisation dans un climat social tendu, alors que le mouvement, entamé le 17 septembre, est marqué depuis deux semaines par des violences et des heurts avec les forces de l’ordre.

     Les lycéens, qui réclament davantage de moyens pour leurs établissements et dénoncent notamment l’insalubrité des bâtiments, les classes surchargées et le non-remplacement des enseignants absents, ont reçu le soutien de syndicats et de personnels de l’éducation mobilisés à Paris et dans une trentaine de villes.

     Selon le ministère de l’Education, 891 lycées sur quelque 3.700 ont connu mardi une suspension totale ou partielle des cours, soit près d’un quart des établissements.

     Les manifestations ont rassemblé quelque 86.000 personnes en régions dans la matinée, selon le ministère de l’Intérieur. Un rassemblement était également prévu dans l’après-midi à Paris, où quelque 2.000 policiers et gendarmes devaient être mobilisés.

     A Nantes, des manifestants, souvent adolescents, ont notamment défilé derrière une banderole proclamant: « écoles sans argent, pays sans avenir ».

     Cette nouvelle journée de mobilisation intervient dans un contexte marqué par plusieurs incidents violents. Depuis le début du mouvement, 215 élèves ont été blessés, ont indiqué les autorités, certains grièvement lors d’interventions brutales des forces de l’ordre en marge des blocages de lycées.

     A Lens, un lycéen de 15 ans a eu la main arrachée lundi lors d’une manifestation. Il aurait tenté de ramasser une grenade de désencerclement avant que celle-ci n’explose dans sa main, selon une source policière citée par les médias.

     A Tours, un adolescent de 16 ans, grièvement blessé à la tête lors du blocage du lycée Balzac, a perdu l’usage de son œil droit. Sa famille a déposé plainte pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique » et précisé qu’il n’avait « aucune implication, ni de près ni de loin, dans des engagements militants ou politiques ».

     A Saint-Ouen-l’Aumône, au nord-ouest de Paris, un autre lycéen de 14 ans a été grièvement blessé il y a une semaine par un tir tendu de lance-grenade lacrymogène devant son établissement.

     Face à ces violences policières, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) a dénoncé « une dérive globale par rapport à l’Etat de droit » lors des interventions des forces de l’ordre.

     Le mouvement pourrait désormais s’étendre aux universités. L’Union étudiante recensait lundi 32 sites universitaires bloqués, tandis que les présidents d’universités ont appelé mardi à « des états généraux de la jeunesse », estimant qu’il était urgent de reconnaître les jeunes comme des « acteurs » du débat public.

     Cette mobilisation intervient à un peu plus de six mois de l’élection présidentielle, dans un contexte social et politique tendu, marqué notamment par la hausse des prix et les débats autour de mesures d’économies budgétaires, dont certaines concernent directement les jeunes, comme les aides au logement.

     Les autorités françaises redoutent désormais un élargissement du mouvement au niveau national, avec le possible renfort des étudiants.

ALGER 16 DZ

Next Post

Ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset : Les habitants de l’Ahaggar saluent la décision du président de la République d’ordonner le démarrage immédiat du projet

mar Oct 6 , 2026
Des habitants de l’Ahaggar ont salué la décision du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, d’ordonner le démarrage immédiat du projet de la ligne ferroviaire reliant Alger à Tamanrasset, et qui ouvre une nouvelle ère de développement durable pour la région du Grand Sud du pays.      Des citoyens […]

You May Like

Alger 16

Le quotidien du grand public

Édité par: Sarl bma.com

Adresse: 26 rue Mohamed El Ayachi Belouizdad

Adresse du journal: 5-7 Rue Sacré-coeur Alger Centre

E-mail:alger16bma@gmail.com

Numéro de téléphone: 021 64 69 37