
Intervenant mercredi dernier à Alger, le ministre des Finances, Mohammed Lamine Lebbou, a mis en avant la progression des principaux indicateurs économiques, au cours des deux dernières années, ainsi que les perspectives de croissance.
Lors de la rencontre nationale avec les opérateurs économiques, présidée par le président de la République, M. Lebbou a présenté le bilan économique du pays et les projections pour l’année en cours. Le produit intérieur brut (PIB) est ainsi passé de 36 103,5 milliards de dinars en 2024 à 37 792,6 milliards de dinars en 2025. Après une croissance de 3,8 % en 2025, la croissance économique devrait dépasser les 4 % en 2026.
Porté par la progression de l’activité économique et le renforcement des capacités de production, le PIB national devrait, selon les projections présentées par le ministre, dépasser les 42 348,6 milliards de dinars à la fin de l’année 2026.
Dans le détail, le secteur des services demeure la principale composante de l’économie nationale, avec 47,8 % du PIB, devant l’agriculture (14,1 %) et les hydrocarbures (9,3 %). L’industrie poursuit également sa progression, représentant désormais 10,1 % du PIB, contre 3 % au début de l’année 2020, une évolution qui témoigne du renforcement de sa place dans le tissu économique national.
Sur le plan de l’investissement, l’investissement intérieur global a atteint 17 803,19 milliards de dinars en 2025, enregistrant une hausse d’environ 20 % par rapport à l’année précédente.
Parallèlement, les crédits bancaires ont progressé de 8,2 % en 2025, pour atteindre 12 181,7 milliards de dinars, avant de s’établir à 12 795,79 milliards de dinars à fin août 2026. Cette évolution traduit la contribution du secteur bancaire au financement des entreprises et des projets d’investissement, ainsi qu’à l’accompagnement de l’activité économique.
Abordant les échanges extérieurs et la politique monétaire, M. Lebbou a souligné la résilience de l’économie algérienne face aux chocs extérieurs, mettant en avant sa capacité à préserver ses équilibres dans un contexte international marqué par les incertitudes.
Le ministre a également précisé que les opérations de commerce extérieur de marchandises se déroulaient normalement, affirmant que les importations n’avaient jamais été interrompues. Il a, par ailleurs, anticipé une amélioration des soldes extérieurs d’ici à la fin de l’année.
À travers ces indicateurs, le ministre des Finances a mis en avant des perspectives économiques favorables pour 2026, reposant sur une croissance attendue en accélération, une progression de l’investissement et un financement accru de l’économie. La consolidation de cette dynamique demeure toutefois liée au renforcement de la production nationale, à la diversification des exportations hors hydrocarbures et à l’amélioration de la compétitivité des entreprises.
Zineb Bouzid
