
Véritable vitrine du savoir-faire national, la Foire de l’agroalimentaire «Made in Algeria», ouverte samedi dernier au complexe sportif Mustapha-Tchaker de Blida, met en lumière la diversité des produits algériens et les capacités de l’industrie de transformation. Au-delà de la promotion de la production locale, ce rendez-vous économique entend rapprocher les opérateurs, stimuler les partenariats et ouvrir de nouvelles perspectives aux exportations algériennes.
Contacté par l’Algérie Presse Service (APS), l’économiste Sami Kolli a souligné l’intérêt stratégique de cette manifestation, qui offre aux acteurs économiques un espace privilégié pour se rencontrer, échanger leurs expériences et mieux faire connaître leurs produits. Il a notamment relevé l’importance du secteur de l’emballage, dont le développement accompagne directement la compétitivité des industries agroalimentaires.
Selon lui, ces rencontres constituent également un levier pour encourager les collaborations et nouer des partenariats durables entre les entreprises publiques et privées. Elles permettent aux opérateurs de présenter leurs innovations, de faire découvrir leurs nouveautés aux consommateurs et de mettre en avant les atouts de la production nationale.
Un constat partagé par plusieurs exposants, qui voient dans cette foire une plateforme de promotion et de prospection commerciale. Pour ces entreprises, l’enjeu est double : valoriser la qualité et la diversité des produits algériens auprès des consommateurs et des professionnels, mais aussi gagner en visibilité auprès des partenaires étrangers susceptibles de leur ouvrir de nouveaux débouchés.
L’intérêt des partenaires étrangers se confirme
La cérémonie d’ouverture, présidée samedi dernier par le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, s’est déroulée en présence de plusieurs membres du corps diplomatique accrédités en Algérie. Leur participation a donné une dimension supplémentaire à cette manifestation, en mettant en évidence les perspectives de coopération commerciale que peut offrir la production nationale.
Parmi les signes concrets de cet intérêt, l’ambassadeur de Tanzanie en Algérie, Mobhare Holmes Matinyi, a exprimé la volonté de son pays d’importer de l’huile de table et des dattes algériennes. Il a également salué « le développement que connaît l’industrie agroalimentaire et de transformation en Algérie », soulignant les possibilités de débouchés pour les produits nationaux sur les marchés africains.
De son côté, l’ambassadeur de la République populaire de Chine en Algérie, Dong Guangli, a invité les opérateurs économiques algériens à explorer davantage le marché chinois. Cet appel ouvre des perspectives pour les entreprises nationales désireuses de diversifier leurs destinations commerciales et de se positionner sur des marchés à fort potentiel.
Au-delà des échanges diplomatiques, la Foire favorise les contacts directs entre les entreprises et les acheteurs potentiels. En marge de l’événement, plusieurs exposants ont présenté leur expérience à l’exportation vers des marchés aussi divers que l’Arabie saoudite, l’Espagne, le Canada, la Libye et le Sénégal. D’autres ont profité de cette rencontre pour nouer des contacts commerciaux et prospecter de nouvelles opportunités d’affaires.
Pour soutenir cette dynamique, la manifestation accueille également des espaces consacrés aux dispositifs d’aide de l’État, aux établissements bancaires et aux compagnies d’assurance. Ces structures permettent aux entreprises de s’informer sur les mécanismes de financement, d’accompagnement et de couverture des risques liés à leurs activités, notamment lorsqu’elles envisagent de se développer à l’international. L’accès à ces dispositifs constitue un enjeu important pour les entreprises qui souhaitent accroître leurs capacités de production, améliorer leur compétitivité et répondre aux exigences des marchés étrangers.
Organisée par le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations jusqu’au 20 octobre, au complexe sportif Mustapha-Tchaker de Blida, cette foire réunit une centaine d’entreprises publiques et privées issues de différents segments de l’agroalimentaire et de l’industrie de transformation.
Pour les entreprises algériennes, le défi consiste désormais à consolider leur présence sur les marchés déjà accessibles, à conquérir de nouvelles destinations et à faire du label « Made in Algeria », un gage de qualité et de compétitivité à l’international.
Zineb Bouzid/APS
