Entretien réalisé par G. Salah Eddine

En votre qualité d’expert en géopolitique et en hydrocarbures, comment voyez-vous l’avenir algérien dans le marché gazier et pétrolier ?
Le 7e Sommet du GECF est organisé dans un moment très dur. Il faut savoir que l’Algérie ne veut pas une anarchie, elle travaille de manière structurée.
Comment voyez-vous ces “manipulations” du prix du gaz que beaucoup d’observateur ont constaté ?
Ce sont des affaires vraiment compliquées, très compliquées. Je dirais en toute franchise que le gaz est une affaire spéciale. Chaque contrat entre partenaires a sa particularité précise. Si l’Algérie exporte vers l’Italie il y aura des particularités. Le contrat aura d’autres particularités si il est signé avec l’Espagne et ainsi de suite. Sonatrach détient une expertise technique et scientifique et une avancée technologique conséquente qui lui permettent de défendre l’intérêt algérien.
L’intérêt de l’Algérie est donc entre de bonnes mains ?
Oui, je n’ai jamais eu honte de le dire quand il s’agit de l’Algérie. L’Algérie est sur la bonne voie, Sonatrach défends les intérêts algériens, elle a un capital scientifique et technique énorme. Il y a des complots contre l’Algérie.
Des complots contre l’Algérie ?
Oui, je peux en citer. Il y avait des contrats d’exportation de gaz vers l’Allemagne, ils ont été annulés pour permettre à la Norvège d’exporter vers l’Allemagne. Ils ont dit que le gaz algérien était “rouge”, donc communiste. Bien sûr qu’il est rouge, mais du sang de nos martyrs ! Un autre complot, dernièrement : l’Espagne au gaz du Nigeria qui devrait passer par le Maroc, c’est une insolence, il est impossible d’exporter à travers le Maroc car ce pays n’a ni la compétence technique ni l’expérience dans ce domaines.
L’Algérie est donc dans une situation qui lui est favorable…
Oui, l’Algérie va bien et ira bien.
