Stabilité familiale: La complémentarité entre les secteurs de la Solidarité et de la Justice saluée

Par G. Salah Eddine

Lundi à Alger, Kaouter Krikou, ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, a encensé «l’étroite coordination et la complémentarité» entre son secteur et celui de la justice pour la stabilité familiale. Dans son discours d’ouverture d’un séminaire sur « La stabilité familiale et les mécanismes de solidarité », co-organisé par les secteurs de la solidarité et de la justice, Mme Krikou a mis en avant l’importance de la collaboration entre le secteur de la solidarité et celui de la justice pour préserver la cohésion familiale. Elle a particulièrement mis en lumière l’attention portée aux
«femmes divorcées et aux enfants vulnérables», affirmant que ces deux secteurs travaillent de concert pour mettre en place des mesures de soutien adaptées à leurs besoins.

Au cours de cette rencontre, à laquelle a assisté la ministre de l’Environnement et des Énergies renouvelables, Fazia Dahleb, ainsi que des représentants d’associations et d’organisations concernées, Mme Krikou a rappelé les efforts de son secteur pour assurer la stabilité familiale, notamment à travers des initiatives telles que la médiation sociale, visant à favoriser des solutions consensuelles et à prévenir les ruptures familiales. En outre, la ministre a mis en avant l’utilisation de plateformes électroniques comme outils précieux pour les familles, offrant un accès à des conseils et un soutien professionnel, avec la présence de sociologues et de psychologues. Elle a également mentionné des plateformes spécifiques dédiées à la lutte contre la drogue et au signalement des personnes sans abri, soulignant ainsi l’engagement du gouvernement àtrouver des solutions aux diverses problématiques sociales. De son côté, Boudjemaa Lotfi, le procureur général près la Cour d’Alger, s’est exprimé lors de cet événement pour saluer la synergie entre les secteurs de la justice et de la solidarité nationale. Il a mis l’accent sur le rôle de la Justice dans le traitement des affaires relevant de la solidarité, en prenant des mesures judiciaires pour assurer que «les femmes divorcées avec la garde des enfants reçoivent la pension alimentaire dans les délais prévus».Soumia Oulmane, directrice de la protection et de la promotion de la famille au ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, a rappelé la contribution du secteur de la solidarité à l’initiative du Fonds de la pension alimentaire. Ce fonds, institué par la loi n° 15-101 du 4 janvier 2015, a été intégré au sein du Fonds de la solidarité nationale, désormais appelé «Fonds spécial de solidarité nationale et de pension alimentaire».Tahar El Orabi, procureur général adjoint à la Cour d’Alger, a mentionné que la loi n° 24-01 du 11 février 2024 comprend «des mesures spéciales, en vue de l’obtention de la pension alimentaire, au profit des femmes divorcées ayant la garde des enfants».
À la fin de la réunion, les participants ont remis l’accent sur l’importance d’élargir la coopération entre les ministères de la Justice et de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, afin de renforcer la protection de la stabilité familiale.Les participants ont également préconisé l’élaboration d’un «guide consultatif» visant à sensibiliser sur le rôle crucial des assistants sociaux dans l’activation des mécanismes de réconciliation et la promotion du dialogue familial. Ils ont mis le point sur l’importance de la conscientisation sociale et de la diffusion de pratiques constructives au sein des familles, encourageant ainsi les initiatives des associations œuvrant dans la protection de la famille et les incitant à organiser des rencontres axées sur l’orientation familiale. De plus, les participants ont mis en avant la nécessité de promouvoir «une culture de solutions alternatives aux conflits familiaux». Ils ont suggéré d’organiser des journées d’étude et de sensibilisation conjointes, réunissant des experts en sciences de la charia, en sciences juridiques et en sciences sociales, pour explorer et diffuser des approches novatrices pour résoudre les désaccords. En conclusion, ces recommandations louent l’importance cruciale de la collaboration entre les secteurs de la justice et de la solidarité nationale, ainsi que des efforts conjoints pour garantir la stabilité et le bien-être des familles. En adoptant une approche holistique et inclusive, impliquant les professionnels, les associations et les spécialistes, il est possible de créer un environnement propice à la résolution pacifique des conflits familiaux et à la promotion du dialogue constructif au sein des foyers.

ALGER 16 DZ

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