Soucieux de garantir une meilleure protection des consommateurs, le ministère du Commerce et de la Promotion des exportations, sous la houlette de Tayeb Zitouni, a engagé une démarche volontariste visant à organiser l’activité des associations de protection du consommateur.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une révision de la loi 09-03 relative à la protection du consommateur et à la répression des fraudes. Objectif ultime : améliorer la qualité des services fournis aux citoyens et leur permettre de jouir pleinement de leurs droits. Le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations, Tayeb Zitouni, a fait cette déclaration lors du Forum national des associations de protection du consommateur, organisé par l’Observatoire national de la société civile (ONSC), en partenariat avec le ministère. Il était accompagné de Kamel Rezig, conseiller du Président chargé du commerce, et du généra-major Abdelhafid Bakhouche, directeur général des Douanes, ainsi que des présidents d’associations nationales et locales de protection du consommateur et de représentants d’organisations professionnelles.
Dans une communication à l’APS, le ministre a exprimé la nécessité de structurer et de superviser les nombreuses associations opérant dans le secteur commercial et revendiquant la protection du consommateur. Il a souligné l’importance de définir des objectifs clairs pour chaque association afin qu’elles se spécialisent dans des domaines spécifiques tels que les produits alimentaires, les activités sportives et culturelles, et la santé. Cette spécialisation est essentielle car une seule association ne peut pas couvrir tous les aspects de la consommation.
M. Zitounia approuvé l’idée avancée par l’ONSC d’organiser des sessions nationales pour structurer l’activité des associations de protection du consommateur, et il a assuré que son ministère soutiendrait cette initiative. Lors de son discours d’ouverture du forum sur le thème « Protection du consommateur et promotion de l’économie nationale », M. Zitouni a souligné l’importance de mettre en place des cadres de travail propices à l’élaboration d’une charte de déontologie pour ces associations.
Et d’ajouter que « la protection de la dignité du consommateur est essentiellement fondée sur la confiance entre producteurs et consommateurs, en plus de la coopération et de la coordination entre les parties concernées, loin de toute surenchère, exploitation ou chantage, afin de ne pas dévier du processus de défense des droits du consommateur régi par des cadres juridiques et législatifs prévoyant des dispositifs efficaces pour une réelle protection du consommateur, répondant aux développements et aux mutations de l’économie mondiale ».
De plus, M. Zitouni a évoqué les divers aspects de la protection du consommateur, notamment l’amélioration de la qualité et de la sécurité des produits conformément aux normes en vigueur, garantissant ainsi l’accès à toutes les informations nécessaires sur les produits.
Il a également confirmé que le ministère du Commerce prenait en considération les propositions des associations de consommateurs afin de mieux servir l’intérêt général.
Mettant en avant les efforts déployés par son ministère pour encourager la création de nouvelles associations nationales et locales de défense des consommateurs, M. Zitouni a relevé que leur nombre actuel était insuffisant. Il a précisé que plusieurs réformes étaient en cours sur le marché national pour réguler, organiser et restructurer les activités commerciales, en accord avec les normes établies pour la création et la gestion des marchés et espaces commerciaux, notamment en matière de sécurité du consommateur.
De son côté, Nourredine Benbraham, président de l’ONSC, a indiqué que l’objectif du Forum était de faciliter le dialogue entre les associations de protection du consommateur afin de renforcer leur action. Il a insisté sur l’importance pour ces associations de se spécialiser dans leurs domaines d’activité.
Approche Participative : Réponses Aux Besoins du Marché, selon l’UGCAA
M. Benbraham a également appelé à l’activation du Conseil national de protection du consommateur, mettant en lumière les Assises nationales prévues par l’ONSC pour renforcer le rôle des associations de protection du consommateur.
En outre, il a annoncé un projet de charte d’éthique pour les associations de protection du consommateur, visant à coordonner leurs efforts, à promouvoir leur rôle et à favoriser l’échange d’expertise tout en adoptant une gouvernance associative qui allie autonomie et responsabilité, comme exposé lors de cette réunion.
Les présidents d’associations nationales de protection du consommateur ont quant à eux examiné la réalité de leurs organisations ainsi que leurs préoccupations, proposant plusieurs mesures visant à améliorer leurs performances dans l’intérêt supérieur du consommateur.
Pour sa part, l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a exprimé son appréciation pour l’approche participative du secteur du commerce, qui a permis de corriger les déséquilibres du marché.
Lors d’un débat organisé à cette occasion, les participants ont discuté de divers sujets tels que le cadre législatif et juridique de la protection du consommateur, les priorités en matière de sécurité alimentaire, sanitaire et hydrique, ainsi que l’adoption d’une politique publique visant à rationaliser la consommation. Ils ont également abordé la définition des domaines d’intervention, ainsi que le cadre de coordination et de partenariat entre les associations de protection du consommateur et les autorités publiques.
