Par Mokdad Khadidja
Le président du groupe parlementaire du tiers présidentiel au Conseil de la nation, Saad Arous, a lancé un appel depuis Genève aux parlementaires pour qu’ils soutiennent les initiatives internationales en faveur d’un cessez-le-feu à Ghaza et dans les territoires palestiniens occupés, en utilisant les mécanismes de la diplomatie parlementaire. M. Arous a également dénoncé l’agression brutale de l’entité sioniste contre Ghaza et le Liban, indique un communiqué de la Chambre haute du Parlement publié mardi dernier.

Participant au 37e Congrès extraordinaire de l’Union interparlementaire arabe (UIPA), en tant que représentant du président du Conseil de la nation, Salah Goudjil, Saad Arous, membre du Comité exécutif de l’UIPA, a déclaré que « le crime de l’entité sioniste a ignoré les lois et les valeurs humanitaires ». Il a indiqué que cette situation s’est aggravée sous les yeux d’un monde qui « n’a pas encore pris la mesure de l’horreur du génocide perpétré par l’entité sioniste à Ghaza, dans les territoires palestiniens occupés et au Liban, pays frère ».
M. Arous a mis en évidence que l’entêtement de l’entité sioniste découle de « l’incapacité du monde à s’y opposer et de la complicité internationale inacceptable ». Il a ajouté que sa volonté de piétiner les décisions de la légalité internationale, y compris celles de la Cour internationale de justice (CIJ), ainsi que son refus de coopérer avec les efforts internationaux pour un cessez-le-feu, résultent de l’absence de sanctions. Exprimant son profond regret face à « l’incapacité des organisations internationales à soutenir les peuples opprimés », M. Arous a également dénoncé « le soutien accordé à la criminalité sioniste et la protection fournie par certains pays qui prétendent défendre la liberté, la démocratie et les droits de l’Homme ». M. Arous a insisté sur la nécessité d’accroître la coordination et la coopération afin de contrer une éventuelle trahison de l’engagement en faveur de la solution à deux États, et de faire face à la campagne visant à écarter cette solution, qui constitue l’issue juste et définitive du conflit. Le parlementaire a également évoqué la forte voix de l’Algérie au Conseil de sécurité, exprimant sa fierté pour le soutien des pays arabes à ses démarches diplomatiques, dirigées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Il a mis en avant l’importance de ces actions pour mettre un terme à l’escalade des crimes sionistes au Proche-Orient et pour inciter la communauté internationale à remplir ses responsabilités en matière de protection des peuples.
M. Arous a enfin souhaité plein succès à l’initiative du groupe arabe au sein de l’Union interparlementaire, qui a demandé l’adoption d’une clause d’urgence concernant la situation à Ghaza et dans les territoires palestiniens occupés. Les travaux du 37e Congrès extraordinaire de l’UIPA se sont achevés lundi dernier, après s’être tenus en parallèle avec la 149e Assemblée de l’UIP, convoquée par le président de l’UIP et de l’Assemblée populaire nationale (APN), Brahim Boughali. L’objectif était d’examiner les solutions susceptibles de mettre un terme à l’agression brutale de l’occupation sioniste à Ghaza, dans les territoires palestiniens occupés et au Liban.
