
Lors d’une rencontre mercredi dernier à Alger, le ministre de la Culture et des Arts, Zouhir Ballalou, a exprimé à son homologue italien, Alessandro Giuli, la volonté de « renforcer les relations bilatérales et la coopération culturelle dans tous les domaines des arts entre l’Algérie et l’Italie ».
« Nous nous efforcerons de renforcer encore davantage les échanges culturels entre nos deux pays, en développant de nouveaux projets de coopération dans les secteurs du patrimoine culturel, du cinéma, du livre, de l’audiovisuel, de la musique et de l’art en général », a déclaré M. Ballalou lors de l’inauguration d’une exposition au Musée public national des beaux arts, qui met en lumière des œuvres majeures de la peinture italienne conservées dans cet établissement. Il a ajouté que cette exposition illustre parfaitement les échanges culturels entre les deux nations et a souligné la nécessité de renforcer ces liens à travers une « nouvelle dynamique » et un véritable échange en matière de coopération et de diplomatie culturelle. »De nouveaux projets culturels verront le jour, en complément de ceux déjà en place depuis plusieurs années dans les domaines du patrimoine, de la musique et du théâtre, entre autres, projets qui ont d’ores et déjà donné naissance à de nouvelles œuvres », a-t-il conclu.
De son côté, le ministre italien, Alessandro Giuli, a salué la capacité du Musée des beaux-arts d’Alger à « valoriser le riche patrimoine artistique italien », notamment à travers cette collection visible dans la salle carrée du musée. Il a également exprimé son admiration pour la « capacité de préservation et de protection » des œuvres.
Accompagnés de représentants du corps diplomatique, les deux ministres ont inauguré cette exposition, qui présente des chefs-d’œuvre italiens allant du XIVe siècle à l’époque contemporaine. Ils ont également visité d’autres expositions significatives sur l’histoire antique de la médina d’Alger et la Révolution de Novembre 1954. Un moment particulier de la visite a été marqué par la prestation de la jeune soprano Serine Khiari, 15 ans, élève de l’école de l’Opéra d’Alger, qui a interprété a cappella deux airs d’opéras de Giuseppe Verdi (1813-1901).
M. Ballalou et M. Giuli ont également écouté les explications de la directrice du Musée des beaux-arts, Dalila Orfali, concernant les œuvres de Mohamed Racim, miniaturiste algérien, qui retracent une partie de l’histoire de l’Algérie depuis le XVIe siècle. Ces œuvres sont exposées dans une salle dédiée à cet artiste (1826-1975). Dans le hall et la bibliothèque du musée, d’autres œuvres réalisées par des artistes italiens pour célébrer la Révolution algérienne ont également impressionné la délégation. Ils ont aussi visité une grande exposition dans la salle Bachir-Yellès (1921-2022), qui met en lumière des artistes de différents horizons, y compris arabes, européens et d’Amérique latine, qui ont traité de la Révolution algérienne, dans le cadre des célébrations du 70e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération.
À l’issue de cette visite, le ministre italien de la Culture a exprimé son « admiration » pour l’art algérien, en particulier celui qui célèbre la liberté. Selon lui, l’art « doit être au service de la liberté et de la libération de toute forme de tyrannie et de domination coloniale », concluant que ce fut « le plus grand enseignement » qu’il retire de cette visite .
Cheklat Meriem
