Maroc : un gouvernement loin des réalités du peuple

Le gouvernement marocain continue d’aggraver les tensions avec ses citoyens, en favorisant ses propres intérêts et ceux de ses proches au détriment du bien-être du peuple, selon des partis politiques et des syndicats.
Après l’annonce des contrats publics remportés par le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, qui se chiffrent en milliards de dirhams, Nabil Benabdellah, secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme, a déclaré que le gouvernement n’avait rien accompli pour améliorer la démocratie ou la politique. Au contraire, il estime que le pays recule, punissant ceux qui osent critiquer le gouvernement. Il a dénoncé l’augmentation des procès contre ceux qui expriment des avis différents. M. Benabdellah a ajouté que les profits réalisés par Akhannouch dans les marchés publics étaient un scandale que les Marocains ne pouvaient ignorer. Selon lui, c’était seulement la partie visible d’un problème plus vaste, avec des conflits d’intérêts dans plusieurs domaines. Le gouvernement, selon lui, se contente de la propagande pour justifier ses échecs, en répétant des slogans vides sur des «réalisations » économiques et sociales, tout en évitant les débats politiques sérieux. Il estime que le Maroc d’aujourd’hui rappelle les anciennes époques où les voix libres étaient réduites au silence. Un exemple de cette répression est la poursuite judiciaire de citoyens qui ont protesté contre le retard dans la reconstruction des zones touchées par le séisme, un an et demi après la tragédie. Les sinistrés vivent encore sous des tentes en mauvais état, ce qui montre l’incompétence et l’indifférence du gouvernement. Benabdellah a affirmé que ce gouvernement, dirigé par un homme d’affaires qui contrôle des secteurs économiques importants, utilise l’argent public pour enrichir une élite, au détriment des citoyens. Les contrats publics sont attribués à un groupe proche du Premier ministre, ce qui constitue une compromission morale et politique. Face à cette situation, la Confédération démocratique du travail a appelé à une marche nationale le 23 février à Casablanca, pour protester contre la hausse des prix, la baisse du pouvoir d’achat et l’indifférence du gouvernement aux revendications des travailleurs. Le syndicat estime que le pays traverse une grave crise sociale, avec l’explosion des prix, le chômage croissant et la corruption. Selon eux, ce n’est pas seulement une mauvaise gestion, mais une négligence totale des droits du peuple qui souffre de la vie chère, de la pauvreté et de l’exclusion sociale. Alors que les citoyens luttent pour survivre, le gouvernement continue de privilégier une minorité au détriment de la majorité.
La Confédération conclut que ce gouvernement, qui avait promis prospérité et justice sociale, est devenu le symbole de l’échec. Le 23 février, la rue marocaine sera un moyen de protester contre l’autoritarisme, la corruption et pour demander la démission d’un gouvernement qui préfère l’argent et le pouvoir à la dignité et aux droits des citoyens.
Cheklat Meriem

ALGER 16 DZ

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