
L’Union syndicale Solidaires appelle à un rassemblement samedi à Clermont-Ferrand pour exiger l’abrogation de la circulaire sur l’immigration signée en janvier dernier par le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau.
Dans un communiqué, le syndicat français invite ses militants à un rassemblement, samedi à Clermont-Ferrand, «pour dire non à la guerre contre les migrants».
«Depuis des mois, le ministre de l’Intérieur, Retailleau, multiplie les déclarations visant à supprimer les possibilités d’accueil et de régularisation des personnes migrantes. Sur fond de racisme décomplexé inspiré par l’extrême droite, le ministre donne aux préfets des consignes fermes de non-régularisation des personnes étrangères vivant en France sans titre de séjour», dénonce le syndicat.
«A Clermont-Ferrand, le zèle préfectoral ne se fait pas attendre : une mère et sa fille de 7 jours sont sorties de l’hébergement d’urgence et se retrouvent à la rue. Des professionnels sont chargés «d’évaluer la vulnérabilité» des personnes en hébergement d’urgence. La préfecture préparerait-elle une nouvelle mise à la rue en masse, comme l’an dernier, dès le retour du
printemps ? Qu’elle ne doute pas de la réaction des Clermontois !», poursuit-il. Selon Solidaires, la circulaire Retailleau, dans la continuité de la loi Darmanin de janvier 2024, durcit encore les conditions de régularisation des étrangers en allongeant la durée de séjour requise et restreignant les possibilités de régularisation exceptionnelle.
Le syndicat fustige également les discours visant à assimiler les migrants à une charge sociale, rappelant qu’ils fuient des situations de guerre, de violence et de misère. Il critique par ailleurs le projet du ministre de l’Intérieur d’une nouvelle loi sur l’immigration, la 31e depuis 1980, qui réduirait notamment l’accès à l’aide médicale d’État.
Enfin, l’organisation syndicale accuse les autorités de favoriser la précarisation des travailleurs étrangers en retardant le renouvellement des titres de séjour, une politique qui, selon elle, alimente la xénophobie et désigne les migrants comme boucs émissaires des difficultés sociales.
L’Union syndicale Solidaires, qui regroupe 33 fédérations professionnelles et 55 organisations syndicales, réaffirme son engagement en faveur des droits des migrants et invite les citoyens à se mobiliser contre ces mesures.
Cheklat Meriem
