Crimes contre l’humanité: Le colonialisme français a ouvert la voie au nazisme

Dans toutes les histoires de l’humanité, les crimes contre l’humanité sont souvent liés aux régimes dictatoriaux et fascistes, notamment celui du régime nazi en Allemagne sous Adolf Hitler. Toutefois, ce que beaucoup ignorent, c’est que le colonialisme français en Algérie avait déjà instauré ces pratiques inhumaines bien avant l’émergence d’Hitler et du nazisme.

En réalité, certaines méthodes nazies ont été inspirées par les procédés employés lors de l’occupation française, qui a perpétré des massacres horribles contre le peuple algérien pendant 132 ans, ainsi que contre les peuples africains durant plus d’un siècle.

Torture, famine et déplacements forcés
Lorsque la France a envahi l’Algérie en 1830, son objectif n’était pas uniquement de s’approprier les richesses, mais de mettre en œuvre un projet colonial raciste visant à éliminer le peuple algérien et à anéantir son identité ainsi que sa culture islamique et arabe. La France n’a pas seulement commis des massacres de masse, mais a également recours à des méthodes telles que la torture, la famine et les déplacements forcés, des pratiques que le régime nazi adoptera par la suite.

La politique nazi-française : un rapprochement
Le régime de Vichy en France (1940-1944) constitue l’une des preuves les plus frappantes du lien entre les politiques nazies et le colonialisme français. Le gouvernement de Vichy, en collaboration avec l’Allemagne nazie, a mis en œuvre des politiques racistes et répressives, non seulement en métropole, mais aussi dans ses colonies. En Algérie, le régime de Vichy a renforcé la persécution de la population algérienne et imposé des lois discriminatoires encore plus strictes que celles du colonialisme classique, telles que la déchéance de la citoyenneté française des juifs algériens, conformément aux lois antisémites inspirées par l’idéologie nazie.
Cette alliance opportuniste entre les deux systèmes montre que le colonialisme français n’était pas seulement une force d’occupation, mais aussi un terreau propice aux idées répressives que le nazisme a ensuite appliquées avec une brutalité encore plus grande. Cela démontre que les crimes contre l’humanité perpétrés par le colonialisme français ont servi d’inspiration pour certaines politiques nazies, et non l’inverse.

Des crimes que les nazis n’ont pas osé commetre en europe
Le bilan des crimes coloniaux français met en lumière des atrocités uniques que même le nazisme n’a pas osé commettre en Europe. Tandis que les nazis se concentraient sur l’extermination raciale et la torture systématique, le colonialisme français a mis en place une politique de «terre brûlée» visant à détruire même les animaux et les ressources agricoles.
Pendant la Guerre de libération algérienne (1954-1962), l’armée française a incendié des centaines de milliers d’hectares de cultures, détruit des vergers et bombardé délibérément les troupeaux de bétail pour affamer le peuple algérien et briser sa détermination à résister. La France n’a pas seulement tué des humains, mais a aussi transformé la terre en un véritable champ de mort pour les animaux, dans le cadre d’une stratégie visant à priver les Algériens des moyens de survie les plus fondamentaux.

Alors que les nazis utilisaient la destruction comme un outil de guerre, ils n’ont jamais été associés à la destruction systématique de l’environnement agricole et animalier comme forme de punition collective, à l’inverse de ce que la France a fait en Algérie. Ces crimes écologiques et agricoles ne se limitaient pas à une tactique militaire, mais constituaient une tentative d’effacer totalement l’existence d’un peuple. Les procès de Nuremberg en 1945 ont condamné les dirigeants nazis pour crimes de guerre et génocide, mais la France coloniale n’a jamais été jugée par un tribunal international, malgré l’extermination de plus de 5 millions d’Algériens, le déplacement de millions de personnes, la spoliation des terres et la destruction de l’identité algérienne.
Si le nazisme a terrorisé le monde en peu de temps, le colonialisme français en Algérie a été un modèle de barbarie qui a duré plus d’un siècle, commettant des crimes tout aussi horribles, voire pires. La seule différence réside dans le fait que le nazisme a été jugé au niveau mondial, tandis que la France continue de nier ses crimes jusqu’à aujourd’hui. Quand le monde jugera-t-il enfin la France pour ses crimes envers le peuple algérien ?
A. Ryad

Centres de torture d’El-Meniaa: Des lieux qui rappellent encore la cruauté des forces d’occupation

Les centres de torture et de détention établis par le colonialisme français dans la région d’El-Meniaa, qui faisait alors partie de la wilaya VI historique, située dans le sud du pays, constituent des lieux macabres témoignant des crimes contre l’humanité commis par la France coloniale à l’encontre du peuple algérien sans défense, selon des récits historiques et des témoignages recueillis par l’APS auprès d’un moudjahid de la région.
Ces lieux demeurent présents pour rappeler, depuis l’intérieur de leurs murs, les actes odieux de torture et les crimes, ainsi que les interrogatoires et les exécutions de détenus par les tortionnaires, soldats et officiers français.
La brutalité de leurs actes inhumains, notamment la mutilation des corps de citoyens et de moudjahidine, renvoie à une période sombre vécue par les détenus algériens, dont le Chahid Hadj Brahim Allane, l’une des victimes ayant enduré les pires souffrances de sa vie, d’abord dans le camp de concentration établi par l’occupant au centre-ville d’El-Meniaa, puis à la prison de la région, avant de tomber en martyr en octobre 1957, en détention, victime des tortures et mutilations qu’il a subies. C’est ce qu’a témoigné Messaoud Ghouti, un des moudjahidine ayant participé à la célèbre bataille de Hassi-Saka.
Le moudjahid raconte qu’un autre chahid, décédé durant les mêmes mois et la même année, à savoir Allel Benbitour, l’un des moudjahidine responsables de l’achat et de l’acheminement d’armements, avait été emprisonné dans la même sinistre structure par les forces coloniales françaises, où il a subi toutes sortes de violences, avant d’être transféré à Béchar, en zone huit de la wilaya cinq (5) historique, où il a été condamné à mort et exécuté de manière cruelle, jeté vivant d’un avion militaire. Messaoud Ghouti raconte que deux centres de torture ont été établis dans la région d’El-Meniaa par la France coloniale, où de nombreux moudjahidine ont été tués et brutalement torturés.
L’occupant a instauré ce genre de lieux macabres en aménageant également deux camps de concentration dans les zones d’Arich El-Megtaa et Hassi-Bouzid, à El-Meniaa, ainsi qu’un centre de détention «Chebbaba», situé à mi-chemin entre El-Meniaa et In-Salah, où des familles entières, comprenant des vieillards, des femmes, des jeunes et des enfants, ont subi les pires tortures et la politique de la faim. Parmi les méthodes utilisées par l’occupant français pour étouffer la lutte dans le sud du pays, les forces coloniales ont recours à l’emprisonnement des familles et des proches des moudjahidine afin de exercer une pression sur eux, comme ce fut le cas pour plusieurs membres de la famille Ben Abderrahmane, qui comptait de nombreux moudjahidine, selon des témoignages historiques documentés.
D’après des informations recueillies à partir d’un document fourni par le bureau de l’Organisation nationale des enfants de Moudjahidine (Onem) de la wilaya d’El-Meniaa, les forces coloniales ont établi des centres de détention et de torture, ainsi que des postes d’observation et de surveillance, dans le but de consolider leur domination sur la région.
Le document mentionne, à cet égard, la construction de centres de contrôle à Hassi-Laâbid, Hassi-Zerrara et Amguiden, sur la route de Timimoun, qui servaient de postes de contrôle et de surveillance des déplacements des moudjahidine dans le Sud du pays.
A. Ryad

ALGER 16 DZ

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