Dr myriam behloul , spécialiste en chirurgie réparatrice et esthétique

Avec ses 25 ans d’expérience en médecine et chirurgie réparatrice et esthétique, le docteur Myriam Behloul développe, dans l’entretien qu’elle a accordé à Alger 16, sans langue de bois, un sujet jadis tabou, qui est la chirurgie esthétique. La spécialiste nous livre beaucoup d’éléments sur les différentes formes de chirurgie.

Entretien réalisé par : Ammour Ryad

Ces dernières années, de plus en plus de personnes choisissent la chirurgie esthétique. D’où vient ce choix ?
Alors, la chirurgie esthétique réellement le terme c’est un choix, pourquoi c’est choix pour une simple raison ce n’est pas une médecine ou une chirurgie curative, je dirai plus que c’est une “médecine chirurgie” qui soigne l’âme plus que le corps, en faite c’est souvent dans le but d’avoir plus de confiance en soi et d’avoir un meilleur physique de paraitre plus jeune que les gens vont vers la chirurgie esthétique, le plus souvent aussi ce malaise, complexe qui née de l’enfance et c’est pour sa que le patient va vers la chirurgie esthétique afin d’améliorer et avoir juste un confort. Donc ce n’est plus tabou comme il y a quelques années et s’est un peu vulgarisé et vu que les réseaux sociaux atteignent pratiquement tout le monde pourquoi pas les gens vont vers la chirurgie esthétique, sauf que il faut dire cette dernière ce n’est pas cette chirurgie anodine je veux dire qu’il ne faut pas frappé a la porte d’un cabinet de chirurgie esthétique et voila ! donc il y a toute un examen, une évaluation psychologique l’essentiel nous autant que médecins on doit voir ou elle est vraiment la douleur.

Quelles sont les différentes formes de chirurgie esthétique ?
On ne va pas dire plutôt quelles sont les interventions de chirurgie esthétique. En fait elles peuvent toucher tout le corps, du cuir chevelu jusqu’à l’orteil. On peut avoir à faire les greffes de cheveux que tout le monde demande, que ce soient des hommes ou des femmes. Après on trouve des interventions sur le visage par exemple rajeunir les yeux. Avec la blépharoplastie on peut rajeunir le regard, faire des liftings faciaux pour tendre la peau qui donne des signes de vieillesse. Il y a aussi tout ce qui est rhinoplastie pour réparer le nez. On peut réparer le menton… Ces chirurgies sont les plus demandées au niveau de visage.
Au niveau du corps, pour sculpter le corps on peut commencer par tout ce qui est liposuccions : là où se trouve de la graisse on peut l’aspirer. On peut aussi réparer les seins chez les femmes les augmenter s’il y en pas beaucoup, les diminuer s’ils sont trop volumineux et qu’ils causent un complexe, comme la gynécomastie chez les hommes.
Pour résumer, c’est toute la chirurgie qui va améliorer du cuir chevelu jusqu’à l’orteil. Un exemple : les pieds on peut faire des mollets quelqu’un qui n’a pas de mollet, refaire des fesses si les fesses sont affaissées… Pour en revenir à votre question, les patients qui veulent avoir des résultats rapides optent pour la liposuccion.

De 1 à 10, quels sont les risques médicaux ?
Premièrement, les complications inhérentes à toutes les chirurgies. Il y a les hémorragies qui causent un problème par ce que même si elles ne sont pas de risque vital. Elles n’engagent pas le pronostic vital. Imaginez vous une femme qui vient faire un lifting, si le praticien n’a pas fait l’ hémostase, elle se retrouve avec un bleu qui vas durer qui va tendre la peau. Cela peut entrainer un désagrément. L’infection aussi est inhérente à toutes les chirurgies, sauf que le client vient cherché un résultat donc il n’accepte pas dans sa tête une complication. 
Pour ces raisons, ce qui est très difficile pour un chirurgien c’est de ne pas avoir évalué psychologiquement son patient. Quelquefois on fait par exemple un lifting facial ou n’importe quelle chirurgie sur le visage, et le malade quand il se réveille n’a pas été préparé psychologiquement. Il ne va pas supporter son image, parce qu’il s’est imaginé quelque chose. nous on a fait quelque choses et ça c’est une complication qui risque d’être grave s’il n y a pas cet accord entre le médecin et le patient.
D’autre risquent la septicémie, mais il faut savoir qu’aujourd’hui les médecins, chirurgiens, les cliniques font le maximum pour éviter ces risques.

Y a-t-il un âge précis pour la chirurgie esthétique ?
Dans les années précédentes, il ne fallait pas opérer les jeunes parce que il n y a pas de maturité physique ils n’ont pas fini leur croissance. Mais si on revient et on dit que la chirurgie esthétique qui traite de l’âme on se trouve dans des moments ou on sera obligé d’opérer un enfant. C’est plus de la chirurgie réparatrice. Des oreilles décollées il faut les opéré avant 6 ans. On reste toujours sur l’idée qu’on ne peut opérer qu’à partir de 18 ans, mais il faut toujours évalueer le côté psychologique du défaut phisyque ou de la malformation. Il est très difficile de dire qu’il y a un âge pour la chirurgie esthétique. on dit si c’est juste pour un confort je dis toujours quand on est jeune on est beau, c’est surtout la maturité psychologique, savoir pourquoi il veut se faire opérer ou s’il y a une gêne on l’intervient. Il faut savoir qu’en Algérie, elle varie entre 18 et jusqu’à plus de 50 ans.

Jadis, on se déplaçait à l’étranger pour ce genre d’intervention, aujourd’hui, cette pratique et répandue en Algérie. Les résultats sont ils satisfaisants ?
Jadis on allait à l’étranger pour une simple raison, c’est que les gens ne savaient pas que la chirurgie existait en Algérie. En faite depuis la pandémie de Covid19, les gens n’ont pas pu partir à l’étranger. Moi-même j’ai des patientes qui on été opérées en Tunisie mais en raison du Covid19, elle ne pouvaient pas revenir en Algérie. C’est à ce moment-là qu’on a commencé a se tourner vers l’Algérie.
Je peux dire que depuis la pandémie jusqu’ici, de bons comme de mauvais résultats ont été enregistrés. Comme dans d’autres spécialités, je pense que la population algérienne fait de plus en plus confiance a ses praticiens. On voit la demande. On a des cliniques qui répondent aux normes.

Vous recevez différents patients, ceux qui cherchent une réparation due à un accident et d’autres une beauté. Quels conseils leur donnez-vous ?
Ce que je donne comme conseil c’est qu’après une consultation qu’on évalue exactement, la chirurgie réparatrice est là pour réparer donc, on essaye d’apporter de telle manière à ce que la vie de la personne ressemble un peu à la normalité, on va donner l’exemple le plus simple : la réparation d’un sein ! on a enlevé son sein pour un cancer c’est une chirurgie réparatrice.
Ce que je vais dire, comme je le dis a nos patients, après un bon examen clinique on peut arriver à un bon résulta,t mais jamais à un résultat parfait, comme vous l’imaginez. En chirurgie réparatrice, il faut opérer et il faut savoir s’arrêter quand on doit s’arrêter.
Il faut vraiment avoir une confiance entre le patient et le chirurgien, avec honnêteté. Il faut vraiment un minimum de consultations que ce soit en esthétique ou en chirurgie. Et j’insiste sur le temps de bien réfléchir et que le patient comprenne quelle est la stratégie thérapeutique, quels sont les délais et quels sont les résultats.

A quel moment la chirurgie esthétique est-elle la dernière alternative ?
La chirurgie esthétique est la dernière alternative, quand vraiment les autres thérapeutiques comme la psycothérapie, les nutritionnistes pour ceux qui veulent maigrir… tout qui engendre une souffrance. C’est alors que le praticien peut intervenir et on sera sûr que le problème sera réglé. Cela reste la dernière alternative parce que la chirurgie esthétique en elle-même ce n’est pas une chirurgie curative. Je le dis bien : c’est une chirurgie de confort, donc une alternative quand le patient est un cas difficile.

Pour se faire une beauté, il y a un prix à payer. Est-ce que ca coûte cher ?
Pour les bourses algériennes, oui ça coûte cher parce que les produits sont chers. Iil faut dire que ça coôte cher, mais moins cher qu’a l’étranger. En raison malheureusement de la dévaluation du dinar, par exemple pour la même intervention faite en France on est à peu prs 6 fois ou 7 fois moins chers en Algérie.
Il faut savoir que la chirurgie esthétique ce n’est plus la chirurgie des riches, maintenant elle est à la portée de tout le monde. Pour moi, ça coûte cher, ça nécessite un budget… Mais pour la chirurgie en elle-même, ça devrait être plus couteux en raison de tous les risques qu’on prend et de toutes les attentes du patient. Le chirurgien doit être quand même bien payé, il faut qu’il soit vraiment a l’aise. 
Pour conclure, en tant qu’Algérienne qui vit en Algérie, je trouve que ça coûte cher parce que c’est un tout. Quelquefois on utilise du matériel importé qui coûte excessivement cher. Par exemple on a des lasers, des canules de liposuccion, etc. Par exemple, le prix des gants a augmenté : ils étaient à 150 DA, ils sont maintenant à presque à 500 DA ! Je dirais honnêtement, pour moi, ça coûte cher.

Le dernier mot vous revient. Un conseil pour les personnes qui pensent à la chirurgie esthétique ?
Je vais dire que si vous optez pour la chirurgie esthétique, il faut être sûr de ce que vous voulez. Une fois que vous avez identifié ce malaise et vous êtes sûr, il faut consulter. Je conseille de faire au minimum deux consultations avec un délai de réflexion. Lisez, informez-vous sur le chirurgien. Est-il inscrit a l’Ordre des médecins ? Est-il compétent ou a-t-il une expérience ? A ce moment-là, il faut que le chirurgien vous explique d’une manière claire les complications et les conséquences. N’allez pas chez un praticien qui vous dit que tout est facile parce que rien n’est facile ! Une fois que vous avez tout compris, que vous connaissez les complications, que vous faite confiance au médecin et surtout que vous avez déterminé la douleur, à ce moment la vous pouvez aller en chirurgie esthétique.
A. R.

ALGER 16 DZ

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