
Dans un communiqué publié samedi dernier, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a exprimé une vive inquiétude face à la situation dramatique que vivent les enfants de la bande de Ghaza, victimes d’un blocus prolongé de l’aide humanitaire imposé par l’entité sioniste. Le communiqué relayé par l’agence de presse palestinienne Wafa, l’Unicef dénonce une violation flagrante du droit international humanitaire, dont les conséquences sont désastreuses pour plus d’un million d’enfants.
En effet, depuis plus d’un mois, les enfants de Ghaza sont privés de l’essentiel : nourriture, soins médicaux, accès à l’eau potable et abris sûrs. Selon l’Unicef, cette privation prolongée a aggravé les niveaux déjà alarmants de malnutrition et de maladies, provoquant une hausse inquiétante de la mortalité infantile dans l’enclave palestinienne.
L’Organisation onusienne déclare que des milliers de colis d’aide sont actuellement bloqués à l’entrée de Ghaza, tandis que les stocks de nourriture spécifique pour les nourrissons sont épuisés. « Il ne reste que suffisamment de lait prêt à l’emploi pour nourrir 400 enfants pendant un mois », précise le communiqué.
La situation devient encore plus critique pour les enfants souffrant de malnutrition aiguë. L’Unicef alerte sur le fait que la fermeture de 15% des centres de traitement depuis le 18 mars, en raison des bombardements ou des ordres d’évacuation, « menace la vie de 350 enfants qui dépendent directement de ces structures ».
Dans ce contexte, chaque jour qui passe sans aide représente un risque supplémentaire pour les enfants déjà affaiblis. L’organisation insiste sur l’urgence d’un accès humanitaire sans entrave pour éviter une catastrophe encore plus grande.
De son côté, le ministère palestinien des Affaires étrangères et des Expatriés a dénoncé avec fermeté les crimes continus perpétrés par l’occupation sioniste. Le ministère a affirmé que les enfants palestiniens sont confrontés aux violations les plus graves de leurs droits fondamentaux dont la vie, à la santé, à l’éducation et à la protection.
Quoi qu’il en soit, privés de lait, de soins et de protection, les enfants de Ghaza paient le prix le plus lourd d’un conflit dont ils ne sont pas responsables. Le sort de centaines de milliers d’enfants ne saurait être relégué à une simple statistique dans le tumulte diplomatique. La survie de ces enfants dépend désormais de la capacité du monde à faire primer l’humanité sur l’impunité. G. Salah Eddine
