
Des participants aux travaux des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), qui ont débuté lundi dernier à Alger par des réunions techniques, ont indiqué que la tenue de cet événement en Algérie témoigne de son rôle central dans l’appui et la promotion de la coopération Sud-Sud, ainsi que dans le renforcement des liens économiques au sein du monde islamique.
À ce propos, le président du Conseil des entreprises sénégalaises, Babacar Diagne, a exprimé, dans une déclaration à l’APS, sa satisfaction quant à la tenue pour la troisième fois de ces réunions en Algérie. Il a estimé que cela constitue une « reconnaissance par la BID du rôle central de l’Algérie et de ses efforts considérables dans le domaine du développement et de la diplomatie économique, notamment en matière de soutien et de promotion de la coopération Sud-Sud, et pour la consolidation de la coopération économique dans le monde islamique. »
Il a également souligné que cet événement, qui abordera, entre autres, le thème du renforcement du développement des pays du Sud, « contribuera significativement à la diversification des politiques novatrices visant à améliorer la qualité et la sécurité de la vie des Africains, tout en leur permettant de financer leurs propres projets sans recourir à des ingérences étrangères. »
De son côté, le président régional pour l’Afrique, l’Afrique subsaharienne et l’Europe au sein de la Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE), une filiale de la Banque islamique de développement, Bassam Sowa, a salué l’organisation de cet événement majeur en Algérie, en mettant en avant sa position stratégique sur le continent africain ainsi que sa proximité géographique avec l’Europe. Selon lui, cela permettrait de « favoriser le flux des investissements entre les deux continents et de renforcer son influence politique dans la région. »
Pour sa part, le directeur du département des opérations de souscription au sein de la même institution, Mahmoud Hussein Khellif, a indiqué que la tenue de cette rencontre en Algérie constitue une opportunité précieuse pour les institutions affiliées à la BID ainsi que pour ses partenaires, afin de s’informer sur le climat d’investissement du pays. Il a également noté qu’il s’agit d’une occasion pour découvrir les programmes de développement mis en œuvre par le gouvernement algérien et faciliter ainsi leur réalisation. M. Khellif a aussi salué « la coopération étroite entre la BID et l’Algérie, qui tend à être promue comme destination pour les investissements directs étrangers », en mettant en exergue le renforcement de la coopération bilatérale dans plusieurs secteurs clés, notamment l’industrie pharmaceutique et la sidérurgie.
De son côté, le directeur du département des achats et de la gestion financière à la BID, M. Aamir Mir, a mis en avant l’importance du rôle joué par l’Algérie au sein de cette institution financière, un rôle qui, selon lui, est appelé à se développer davantage à l’avenir. Il a ajouté que « ces Assemblées historiques seront sanctionnées par l’adoption d’une stratégie constructive pour les dix prochaines années et la prise de décisions historiques, notamment pour les 22 États membres les moins développés. »
Placé sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, le programme des Assemblées annuelles 2025 du Groupe de la BID, prévu jusqu’au 22 mai, comprend plusieurs rencontres, dont la majorité se déroulent à huis clos.
Ces Assemblées aborderont les aspects techniques et organisationnels des Assemblées générales, dans le but de définir les priorités et les grandes lignes des discussions prévues, avec la participation de hauts responsables et d’experts représentant les 57 pays membres de la BID.
A. Ryad
1,32 milliard USD pour des projets de développement
La Banque islamique de développement (BID) a approuvé, lundi dernier à Alger, des financements de plus de 1,32 milliard de dollars, afin de favoriser la croissance inclusive, la résilience aux changements climatiques et les opportunités économiques dans ses pays membres, a indiqué un communiqué de la banque.
Ces financements ont été approuvés lors de la 360e réunion du Conseil des directeurs exécutifs de la BID, tenue dans le cadre des Assemblées annuelles du groupe de la BID, organisées du 19 au 22 mai en cours au Centre international de conférences d’Alger « Abdelatif Rahal ».
Présidé par Muhammad Al Jasser, président de la BID, le Conseil des directeurs exécutifs a approuvé le financement d' »un large éventail de projets d’envergure » dans les domaines de la santé, des infrastructures, de la sécurité alimentaire, de la formation professionnelle et de l’accès à l’eau.
« Les projets stratégiques approuvés réaffirment l’engagement indéfectible de la BID à financer des initiatives transformatrices et à fort impact, qui favorisent le développement socio-économique », a déclaré le président de la BID, cité dans le communiqué.
« Du renforcement de la résilience aux inondations à l’élargissement de l’accès aux soins de santé, en passant par l’amélioration de la sécurité alimentaire et la formation des jeunes aux compétences essentielles, ces financements permettront d’accomplir des progrès tangibles sur la voie de la réalisation des objectifs de développement durable et de répondre aux priorités en évolution de nos pays membres », a-t-il ajouté.
A. R.
Le président de la BID souligne l’importance de la promotion des investissements entre pays membres
Le président du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), Muhammad Ben Sulaiman Al-Jasser, a affirmé, hier, que la BID accordait une grande importance à la promotion des investissements entre pays membres, à la facilitation de la circulation des capitaux et au renforcement de la croissance commune, saluant les progrès réalisés au cours de ces dernières années par les institutions relevant de la Banque en matière de sécurisation du commerce extérieur et de financement du secteur privé dans les Etats membres. Dans son allocution, M. Al-Jasser a déclaré que la Banque accorde « une grande importance à la promotion des investissements entre pays membres, à la facilitation de la circulation des capitaux et au renforcement de la croissance commune, et ce à travers des mécanismes de financement, d’assurance et de crédit à l’exportation ». Après avoir souligné que le Forum constitue « une plateforme stratégique renouvelée » pour renforcer les partenariats entre les pays membres de la Banque, dont l’Algérie, le président de la BID a affirmé que la Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE), continue de jouer « un rôle central depuis sa création en 1994, en fournissant une couverture d’assurance de plus de 121 milliards de dollars, en vue de stimuler les investissements stratégiques dans les secteurs des infrastructures, de l’industrie, de la santé et de l’agriculture ».
Selon M. Al-Jasser, la SIACE a financé, depuis sa création, plus de 575 projets dans 50 pays pour une valeur globale dépassant 7,5 milliards de dollars, couvrant des secteurs clés tels que l’énergie, l’industrie et l’agriculture. Quant à la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC), elle a mobilisé, depuis sa création en 2008, plus de 83 milliards de dollars, en accordant une attention particulière au soutien du secteur privé, avec un montant de 1,2 milliard de dollars alloué aux petites et moyennes entreprises en 2024.
Après avoir remercié l’Algérie pour l’accueil des travaux des Assemblées annuelles de la Banque, M. Al-Jasser a réaffirmé l’engagement de l’institution à traduire les recommandations du Forum en programmes tangibles et en initiatives réalisables, à même de renforcer l’intégration commerciale, d’accélérer la cadence des investissements entre pays membres et de concrétiser des partenariats stratégiques de développement entre les pays membres.
Il a également souligné l’attachement de la BID à l’objectif de permettre au secteur privé de devenir une véritable locomotive du développement durable.
R. E.
