
L’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) a organisé, mardi dernier à Alger, une journée scientifique placée sous le thème : « La société civile, acteur principal dans la protection de l’environnement : exploration des liens entre l’environnement et le bien-être».
Cette rencontre a permis de souligner l’importance d’une implication collective pour faire face aux nouveaux défis environnementaux.
Dans son intervention d’ouverture, le président de l’ANSS, Pr Kamel Sanhadji, a déclaré que l’organisation de cette journée scientifique traduisait une « conviction profonde » : l’enjeu environnemental ne se limite pas à une question technique, mais représente également une problématique civilisationnelle et humanitaire, impliquant des dimensions sanitaires, sociales, économiques et culturelles.
Le Pr Sanhadji a affirmé que le développement durable ne peut être atteint que dans un environnement sain, garantissant les conditions d’une vie digne à l’ensemble des citoyens, en particulier aux générations futures.
Il a également mis en avant l’ouverture de l’Agence sur l’ensemble des parties prenantes : institutions de l’État, centres de recherche, et société civile, soulignant que la sécurité sanitaire est une responsabilité collective dépassant le cadre strictement médical pour englober tous les aspects de la vie, conformément aux orientations du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune. Qualifiant cette journée de « halte participative », le président de l’ANSS a estimé qu’elle offrait l’occasion de revisiter la relation vitale entre l’être humain et son environnement, à la lumière des données sanitaires actualisées et face aux défis climatiques croissants qui menacent directement la santé publique et sociétale.
Dans ce contexte, il a insisté sur la nécessité de renforcer les efforts internationaux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et atteindre l’objectif de neutralité carbone d’ici à 2050.
Prenant la parole à son tour, la ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Mme Nadjiba Djilali, a rappelé que son département accorde une importance particulière à la sécurité environnementale, qu’elle considère comme un pilier fondamental de la sécurité sanitaire. Elle a évoqué les actions menées pour réduire la pollution, promouvoir l’économie circulaire et protéger la biodiversité, tout en accompagnant la transition écologique du pays.
La ministre a également souligné le rôle essentiel de la société civile dans la concrétisation des objectifs environnementaux à travers une action collective et participative, en s’appuyant sur une stratégie nationale globale.
De son côté, la Coordinatrice résidente des Nations unies en Algérie, Mme Ammassari Savina Claudia, a réaffirmé l’engagement des agences onusiennes à travailler en étroite coordination avec l’Algérie pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), garantir un environnement sain et lutter contre les effets du changement climatique.
Le représentant de l’Observatoire national de la société civile (ONSC), M. Ahmed Malha, a exprimé quant à lui son espoir de voir cette rencontre ouvrir de nouvelles perspectives pour la mise en œuvre des accords de coopération, valorisant le rôle actif de la société civile dans le développement durable.
À l’occasion de cet événement, deux conventions de partenariat ont été signées :La première entre l’ANSS et le ministère de l’Environnement et de la Qualité de vie, portant sur la prévention des risques environnementaux à impact sanitaire, l’échange d’informations et d’expertises, la mise en œuvre de programmes de recherche innovants, ainsi que l’organisation de campagnes de sensibilisation à destination de la société civile ;La seconde entre l’ANSS et l’Agence spatiale algérienne (ASAL), visant à exploiter les technologies de télédétection pour surveiller les risques sanitaires, établir des cartographies, suivre les facteurs environnementaux influençant la propagation des maladies, et optimiser l’identification des sites de structures de santé, ainsi que la distribution des équipes médicales et des équipements.
M. Khadidja
