
Les choses bougent à l’ES Sétif. Aussitôt la démission annoncée du coach tunisien Nabil Kouki, la direction de Sonelgaz, propriétaire majoritaire du club, n’a pas trop perdu de temps pour réagir et entériner ce départ visiblement arrangeant les deux parties. Mais pas que !
Dans un premier communiqué daté de dimanche dernier, la direction de la société «Black Eagles», gestionnaire du club, a annoncé avoir validé la séparation à l’amiable avec l’entraîneur tunisien, Nabil Kouki. Soit à peine 24 heures après que le concerné eut annoncé sa démission au terme du dernier match de l’exercice, joué et gagné par un but à zéro, pour rappel, samedi contre l’US Biskra. «La société Black Eagles ES Sétif annonce avoir accepté la démission de l’entraîneur de l’équipe première, Nabil Kouki, reçue hier», notait le communiqué. A vrai dire, l’accord sur ce divorce a certainement été envisagé bien avant, puisque Kouki est déjà signataire avec le club égyptien d’Al-Masry de Port-Saïd. L’annonce de l’arrivée du Tunisien a été faite, avant-hier lundi, par le club égyptien, qualifié pour la prochaine Coupe de la CAF. Ce qui confirme que les pourparlers entre les deux parties remontaient à bien avant l’annonce de sa démission de l’ES Sétif. Et les dirigeants de «Black Eagles» ne semblent pas pour autant surpris. Bien au contraire, cette séparation semble aller dans le sillage de la volonté de Sonelgaz, propriétaire majoritaire de l’ES Sétif, décidée à tout revoir dans l’organisation du club et à ouvrir une nouvelle page pour redresser la barre. En effet, certes loin d’être des plus catastrophiques, Sétif a eu une saison très tumultueuse, marquée par une grande instabilité dans l’encadrement et des résultats très contestés. D’habitude jouant les premiers rôles, l’équipe s’est cette fois heurtée à des situations incompréhensibles qui ont fait qu’elle a dû se contenter d’une sixième place au classement général avec seulement 41 points récoltés en onze victoires, autant de défaites et huit nuls. Elle finit son parcours 17 points derrière le 1er et à peine 7 points du premier sauvé de la relégation, l’ES Mostaganem, qui a terminé 14e avec 34 points. Bien entendu, ce n’est pas là un bilan réjouissant. Pour tenter de remédier à cette situation, Sonelgaz a visiblement tranché, en prenant le taureau par les cornes, sans trop tarder, en prévision de la saison prochaine. Ainsi, le patron, Mourad Adjal, président-directeur général du groupe, a convoqué une réunion d’urgence, lundi dernier, avec les responsables de la société «Black Eagles», en vue d’évaluer sérieusement le parcours accompli et situer les failles pour prendre les décisions qui s’imposent. Le communiqué rendu public à l’issue du conclave fait part d’une confiance renouvelée au bureau directeur en poste, avec, toutefois, plusieurs recommandations, pour ne pas dire sommations, à satisfaire dans les meilleurs délais. Parmi elles, la tenue d’un conseil d’administration de la société, dans au plus tard deux semaines, pour rendre compte du bilan 2024 – 2025. Aussi, le comité directeur est sommé de désigner un coordinateur général, enfant du club, dans un délai d’une semaine, un porte-parole officiel ainsi que la mise en place d’une cellule de communication. Aussi, Sonelgaz insiste sur la nomination d’un certains nombre d’anciens internationaux pour composer une commission qui sera présidée par le coordinateur général. Cette dernière aura pour mission de désigner les staffs techniques de l’ensemble des catégories. Une fois l’entraîneur en chef de l’équipe première installé, il devrait intégrer ladite commission pour arrêter la liste des joueurs à libérer de l’équipe fanion et les recrutements à envisager. Le communiqué de la Sonelgaz conclut par un appel aux supporters pour se mobiliser et entourer leur équipe dans cette phase cruciale afin de garantir une préparation prometteuse de la saison à venir, tout en promettant d’assurer tous les moyens nécessaires pour un nouveau départ du club.
Djaffar Chilab
