
Une nouvelle page du cinéma féminin s’écrit en Algérie. Le ministre de la Culture et des Arts, Zouhir Ballalou, a donné, dimanche dernier à Alger, le coup d’envoi du programme “Hiya”, une initiative dédiée aux femmes cinéastes porteuses de projets de courts-métrages. Le lancement a eu lieu au siège du Centre national de la cinématographie et de l’audiovisuel (CNCA) dans une ambiance mêlant engagement artistique et espoir d’avenir.
Dans son intervention, le ministre a salué un projet qu’il considère comme “pionnier”, conçu pour offrir aux talents féminins émergents un cadre structuré de formation et de création. Destiné à encourager les compétences en écriture de scénario et réalisation, “Hiya” ambitionne de donner naissance à des œuvres courtes, puissantes, et profondément humaines. “Ce programme est une formation réelle, une immersion sur le terrain qui aboutira à des films à la hauteur des ambitions”, a-t-il affirmé, tout en soulignant qu’il s’inscrit pleinement dans la stratégie du secteur culturel visant à renforcer la production cinématographique nationale. Il y voit également une concrétisation des engagements du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en faveur de la créativité artistique.
M. Ballalou a, par ailleurs, annoncé la création, dès l’an prochain, de journées consacrées au cinéma féminin, pour donner davantage de visibilité aux projets portés par des femmes et offrir un espace de valorisation et de reconnaissance aux jeunes cinéastes. Présente lors du lancement, Yasmine Chouikh, réalisatrice et responsable de l’encadrement artistique du programme, a insisté sur la portée durable de cette initiative : “Ce n’est pas un simple atelier, mais un véritable projet d’accompagnement global”, a-t-elle précisé, ajoutant que les participantes auront l’opportunité de rencontrer des professionnels du cinéma – réalisateurs, producteurs, acteurs – pour nourrir leur réflexion et enrichir leur vision créative. Le CNCA précise que le programme s’adresse aux cinéastes algériennes ayant un projet de court-métrage de 13 minutes maximum et leur assure un suivi artistique complet, de l’écriture à la post-production, sur l’ensemble de l’année.
Cheklat Meriem
