
L’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE) a attribué 3 licences d’exploitation de réseaux de communications électroniques mobiles ouverts au public de cinquième génération (5G) avec la fourniture des services associés, aux trois opérateurs de téléphonie mobile : Mobilis, Ooredoo et Djezzy.
L’entreprise ATM (Mobilis) est ainsi arrivée en première position, suivie de Wataniya Télécom Algérie (Ooredoo) en deuxième position et Optimum Télécom Algérie (Djezzy) en troisième position.
Dans une allocution à cette occasion, le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid-Ali Zerrouki, a affirmé que les services de la 5G marquent « une nouvelle étape visant à ancrer un modèle numérique à même de faire de l’Algérie une plateforme numérique régionale ».
L’annonce des résultats de cet appel à concurrence pour l’octroi de ces licences a eu lieu en présence de membres du gouvernement, de représentants d’instances officielles et des opérateurs de téléphonie mobile.
Par cette décision, l’Algérie renforce les fondements de sa souveraineté numérique, en adoptant une démarche stratégique et maîtrisée pour le déploiement de la 5G, dans le respect des exigences de sécurité nationale, de développement technologique autonome et d’indépendance dans le choix de ses partenariats.
L’ouverture des plis de l’adjudication par appel à la concurrence
L’opération d’ouverture des plis de l’adjudication par appel à la concurrence pour l’octroi de trois (3) licences d’établissement et d’exploitation d’un réseau de communications électroniques mobiles de cinquième génération (5G) a été lancée le 22 juin dernier à Alger. L’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE) avait procédé à l’ouverture des plis des soumissionnaires selon l’ordre chronologique de leur dépôt, en tenant compte de l’heure et de la date de réception de chaque offre.
L’opération concerné «l’ouverture des plis dans le cadre de l’adjudication par appel à la concurrence N°01/2025 pour l’octroi de trois (3) licences d’établissement et d’exploitation d’un réseau de communications électroniques mobiles ouvert au public de cinquième génération (5G) et la fourniture de services y afférents ». Qualifiant cette étape de « cruciale dans le processus de développement du secteur des communications électroniques et dans la construction d’un avenir numérique intégré en phase avec les évolutions mondiales », M. Hannachi a souligné que la technologie 5G « constitue un pilier essentiel pour le renforcement de la transformation numérique, le soutien à l’innovation et le développement de l’économie numérique dans notre pays ».
Concernant l’aspect réglementaire, il avait fait savoir que cette opération, menée conformément aux dispositions réglementaires en vigueur, notamment le règlement de l’appel à la concurrence qui définit les modalités d’ouverture, d’étude et d’évaluation des offres, n’est pas une simple procédure incarnant l’engagement de l’ARPCE à garantir les plus hauts niveaux de transparence et d’intégrité, selon les critères de concurrence réelle et légitime, mais constitue un véritable départ vers un avenir numérique prometteur.
Cheklat Meriem
Le feu vert du Président de la République
C’est en effet une avancée stratégique pour l’Algérie dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. L’approbation du Président Abdelmadjid Tebboune pour le déploiement de la 5G marque une volonté claire de moderniser l’infrastructure numérique du pays. En insistant sur l’approfondissement des études préalables, le chef de l’État montre qu’il ne s’agit pas simplement d’introduire une nouvelle technologie, mais de le faire de manière réfléchie, sécurisée et adaptée aux réalités locales.
En effet, le président de la République avait ordonné, lors d’une réunion du Conseil des ministres en avril dernier, un approfondissement des études relatives au réseau mobile de cinquième génération (5G).
Cette décision stratégique souligne l’engagement des hautes autorités du pays à assurer un déploiement de la 5G qui soit non seulement technologiquement avancé mais également viable et bénéfique économiquement pour le pays. L’objectif principal est de garantir que l’opération soit « intégrée et efficace selon tous les critères technologiques et financiers », comme l’a précisé le communiqué du Conseil des ministres.
Dans cette optique, la démarche vise à tirer le meilleur parti des avantages de la 5G sur le développement et l’accompagnement du système économique national tout en offrant aux citoyens les meilleurs services technologiques disponibles.
Cette annonce fait aussi suite à une communication, le 19 mars 2025, lors de la réunion du gouvernement, qui avait déjà mis en avant les préparatifs du projet de lancement des réseaux mobiles 5G.
A cette occasion, le rôle de la 5G avait été souligné comme « un levier clé du développement économique et industriel en Algérie », capable d’améliorer significativement l’accès aux services publics numériques et d’accélérer la transformation numérique du pays.
Ainsi, l’arrivée prochaine de la 5G en Algérie est considérée comme une véritable révolution technologique. Avec ses débits ultra-rapides, sa latence réduite et sa capacité de connectivité de masse, elle représente une avancée majeure pour les infrastructures numériques.
La 5G est appelée à ouvrir la voie à des applications stratégiques novatrices dans des secteurs vitaux, tels que l’agriculture, l’industrie, la santé, le transport et l’enseignement.
Dans cette perspective, l’adoption de la 5G est considérée comme un moteur essentiel pour positionner l’Algérie comme un hub régional dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.
En effet, elle devrait stimuler l’économie nationale et l’innovation, notamment dans des domaines tels que l’Internet des objets (IoT), l’Intelligence artificielle (IA) et les villes intelligentes.
De plus, le déploiement de la 5G est également attendu pour créer de nouvelles opportunités d’emploi, renforcer l’infrastructure numérique existante, améliorer la compétitivité industrielle et répondre à la demande croissante de connectivité.
Pour garantir une transition réussie, le déploiement de la 5G se fera de « manière progressive », assurant ainsi « la pérennité financière des opérateurs et optimisant les coûts liés aux investissements nécessaires » pour cette transition technologique majeure.
ALGER 16
