
Dans une atmosphère solennelle et empreinte de fierté nationale, le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, M. Laïd Rebiga, a présidé, mercredi dernier à Alger, la cérémonie officielle de lancement de “Geoheritage”, une nouvelle plateforme numérique dédiée à la préservation et la valorisation de la mémoire nationale algérienne, couvrant la période 1830-1962.
Véritable musée virtuel et interactif, Geoheritage offre aux citoyens, chercheurs et visiteurs un accès inédit à une carte détaillée recensant les sites emblématiques de l’histoire de la lutte nationale : musées, cimetières des chouhada, anciens centres de torture, domiciles de martyrs, monuments, et les 58 directions de wilaya du ministère. Grâce à un système de géolocalisation précis, ces lieux de mémoire sont désormais à portée de clic. Accessible sur geoheritage.dz, cette interface intuitive est équipée d’un moteur de recherche multicritères, permettant une exploration par lieu, période historique ou thématique. Elle propose également des visites virtuelles en 3D, intégrant des technologies numériques de pointe, pour offrir une expérience immersive et pédagogique à la hauteur des enjeux mémoriels. Ce projet vise non seulement à centraliser des données historiques longtemps dispersées, mais aussi à stimuler la curiosité historique des jeunes générations. Il s’inscrit dans une dynamique plus large de digitalisation de la mémoire nationale, comme l’a souligné M. Rebiga dans son allocution, saluant cette plateforme comme “un outil moderne de transmission de l’Histoire, tel que voulu par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune”. Dans ce même esprit de modernisation, une autre initiative novatrice a été dévoilée : le développement du jeu vidéo “Novembre”, une création 100 % algérienne. Pensé comme un support ludique et éducatif, ce jeu retrace les événements-clés de la Révolution du 1er Novembre 1954, avec un réalisme historique rigoureux et des graphismes avancés. Réalisé par une start-up algérienne, en collaboration avec des spécialistes en histoire et en communication numérique du CNERMN54 (Centre national d’études et de recherche sur la résistance populaire, le Mouvement national et la Révolution du 1er Novembre), le jeu devrait être officiellement lancé lors de la célébration du 71e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale. Pour M. Rebiga, ce jeu n’est pas qu’un divertissement, mais un outil stratégique contre les tentatives de falsification de l’Histoire, porté par des jeunes Algériens passionnés, conscients de l’importance de préserver et de transmettre un héritage historique aussi précieux que celui de la Révolution algérienne.
Cheklat Meriem
