
Utilisé sur l’ensemble du circuit ATP sauf à Roland-Garros depuis cette année, l’arbitrage électronique va être étendu aux tournois ITF et nationaux, a annoncé la Fédération internationale de tennis mercredi dernier. Trois niveaux de technologie sont prévus selon le budget de chaque compétition.
L’arbitrage électronique (ELC) ne sera plus réservé aux seuls tournois majeurs. La Fédération internationale de tennis (ITF) a annoncé, mercredi dernier, une nouvelle classification à trois niveaux (or, argent et bronze) afin d’étendre l’usage de cette technologie aux compétitions de moindre envergure, en accord avec les quatre Majeurs, l’ATP et la WTA.
Ce système d’arbitrage électronique a supplanté les juges de ligne, et ses annonces ne peuvent théoriquement pas être contestées par les joueurs, ni invalidées par l’arbitre, mais il est régulièrement critiqué. Début juillet à Wimbledon, le huitième de finale entre la Britannique Sonay Kartal et la Russe Anastasia Pavlyuchenkova avait été marqué par une grossière erreur de l’arbitrage électronique, attribuée le lendemain par les organisateurs à une « erreur humaine ».
Jusqu’ici principalement utilisée sur les circuits ATP et WTA ou lors de la Coupe Davis et la Billie Jean King Cup, la technologie sera désormais accessible aux tournois nationaux ou du circuit ITF, appelés Futures sur le circuit masculin et ITF Pro sur le circuit féminin, avec des systèmes adaptés aux exigences logistiques et budgétaires plus modestes.
Les systèmes Or resteront réservés aux épreuves d’élite, tandis que les systèmes Argent et Bronze sont conçus pour être accessibles aux tournois de niveau inférieur avec des budgets plus modestes, car ils nécessitent moins d’infrastructures et n’ont pas besoin d’opérateurs en dehors du terrain.
À l’heure actuelle, quatre technologies (Hawk-Eye, Foxtenn, IMGA ELC et Sentinel) sont labellisées Or, deux technologies Argent (PlayReplay, Zenniz Smart Court) et aucune Bronze. Introduit lors du Masters Next Gen en 2017 et généralisé pendant la pandémie de Covid-19, l’arbitrage électronique a été adopté pour la première fois à Wimbledon cette année et est désormais utilisé sur l’ensemble des tournois ATP, sauf à Roland-Garros, qui conserve des juges de ligne.
