Par A. Amine
Les techniciens algériens en handisports, participant aux travaux du Collège technique national (CTN) de la Fédération algérienne handisports (FAH), ont conclu que la « revitalisation des diverses disciplines sous la tutelle de l’instance fédérale devrait se concentrer sur la création de compétitions pour les catégories jeunes, une condition incontournable pour assurer la relève ».

Au sein des ateliers du CTN, ces experts ont mis en garde contre le déficit de relève dans le sport handisport algérien, touchant pratiquement toutes les disciplines et risquant de nuire aux équipes nationales, toutes spécialités confondues.
Ce constat préoccupant nécessite une action immédiate, principalement de la part des clubs, qui demeurent les principaux pourvoyeurs d’athlètes pour les équipes nationales. Ainsi, la création des équipes nationales de catégorie B est préconisée, servant de tremplin aux équipes A qui font la fierté du handisport algérien, notamment dans des disciplines telles que le para-athlétisme, le para-powerlifting, le para-judo et le goal-ball.
Selon les experts de diverses spécialités, « il est temps d’initier les championnats d’Algérie pour les jeunes catégories (U15, U16, U17, etc.). Il est nécessaire de commencer à travailler sur ces projets et de lancer des initiatives économiques mais prometteuses pour un avenir proche. Ces compétitions et tournois nationaux des jeunes doivent impérativement influencer les équipes nationales en préparant l’avenir avec l’intégration de jeunes talents, insufflant un nouvel élan dans les effectifs ».
À noter que ce Collège technique national de la FAH a rassemblé plus de soixante techniciens, un chiffre record selon les participants, élargissant ainsi les consultations et permettant l’assimilation de diverses approches au cours des deux jours de réunion.
Selon Rachid Khelafi, rapporteur de la rencontre et responsable de la formation au sein de la FAH, « ce collège technique a été globalement bénéfique et productif, abordant des sujets cruciaux pour le handisport national tels que les équipes nationales, le calendrier des compétitions, le système de compétition, la médecine, la formation, l’établissement des règlements techniques et généraux, le développement, la prospection et la prise en charge des jeunes talents ainsi que des athlètes d’élite. » Il a souligné également une volonté palpable de tous les participants de donner une nouvelle impulsion aux disciplines gérées par la FAH, en particulier celles susceptibles d’obtenir des distinctions. La nécessité d’une coordination accrue entre toutes les parties impliquées est soulignée pour maintenir la dynamique des résultats existants et stimuler davantage les différentes disciplines.
Au cours de cette réunion présidée par le président de la fédération, Sid Ahmed Elasri, en présence du directeur technique national, Salim Boutebcha, et des cadres de l’instance, un état des lieux de l’handisport national a été dressé à travers des exposés clairs.
Parmi les recommandations des techniciens figurent l’impératif d’augmenter le nombre de licenciés et de classificateurs, la modification du système de compétition, et surtout, l’accentuation des opérations de formation dans toutes les disciplines, ainsi que des journées de recyclage pour les entraîneurs, les officiels et les classificateurs.
Par exemple, le nombre actuel de licenciés pluridisciplinaires pour la saison 2022-2023 a atteint un total de 2692, dont 2205 hommes. Le para-athlétisme occupe la première place avec 1199 licenciés, dont 928 hommes, suivi de la natation (349 licenciés, dont 281 hommes), du handi-basket (317 licenciés, dont 245 hommes), du goalball (275 licenciés, dont 243 hommes), du football inadapté
(194 licenciés hommes), et du para-volley (113 licenciés, tous des hommes). En revanche, le para-judo et le para-powerlifting, disciplines paralympiques porteuses de médailles, accusent un retard avec respectivement 64 licenciés
(dont 55 hommes) et 58 licenciés
(dont 32 hommes).
