
Le Centre de l’Union africaine pour la lutte contre le terrorisme (CAUCT) a organisé, samedi dernier,
au siège de son centre à Alger, la 2e édition d’Art pour la paix, visant à promouvoir la culture de la paix et à mettre en avant le rôle de l’art en tant qu’outil de lutte contre l’extrémisme, la division et le terrorisme.
Dans son allocution de bienvenue à l’ouverture de l’événement, le directeur par intérim du CAUCT, M. Idriss Mounir Lallali, a indiqué que «cette célébration coïncide avec la Journée internationale de la paix» et intervient à «un moment où le monde entier réaffirme que la paix n’est pas une aspiration abstraite, mais le socle du progrès de l’humanité», soulignant que le thème “ Agir maintenant pour une Afrique pacifique” n’est pas «un simple slogan, mais un appel pressant : la paix ne peut être remise à demain, elle doit être construite, collectivement et résolument, dès aujourd’hui».
À ce titre, M. Lallali a rappelé que «l’Afrique est un continent de jeunesse, de créativité et de promesses illimitées. Pourtant, ces richesses sont trop souvent menacées par le terrorisme, l’extrémisme violent et les conflits armés, des forces qui non seulement ôtent des vies, mais cherchent aussi à effacer notre histoire, à piller notre patrimoine et à fracturer nos sociétés». Et d’ajouter : «La paix n’est pas négociable, elle est le fondement de notre développement, la condition de notre prospérité et le ciment de notre unité continentale.» Selon lui, l’art «devient une arme douce mais redoutable», car il «transcende les frontières et parle toutes les langues, puisqu’il guérit, unit et résiste». À travers la musique, la peinture ou la danse, «nos artistes tracent la voie de la tolérance, du dialogue et du respect, offrant un contre-récit plus puissant que toute idéologie de haine».
Dans cette perspective, M. Lallali a insisté : «L’Afrique que nous voulons est une Afrique où chaque différence est une richesse, où chaque culture est respectée et où chaque citoyen vit dans la sécurité et l’espérance. Une telle vision ne se réalisera que si nous agissons ensemble. La paix n’est pas un héritage à attendre, c’est une construction quotidienne, une
responsabilité partagée, une promesse que nous devons tenir pour les générations futures.»
Cette 2e édition d’Art pour la paix porte ainsi «un message au monde : l’Afrique refuse la peur, l’Afrique choisit la paix», a-t-il affirmé, appelant à transformer cet engagement «d’une aspiration en une réalité durable». Et de conclure : «Ensemble, élevons la voix d’une Afrique qui s’affirme par sa créativité, sa jeunesse et sa diversité.»
M. Lallali a, en outre, exprimé sa «profonde gratitude aux ambassades africaines et aux partenaires pour leur soutien indéfectible», estimant que «cette solidarité démontre que la paix est une entreprise collective qui transcende les frontières et les cultures», tout en saluant «la créativité des jeunes et des artistes qui donnent vie à cette initiative».
De son côté, l’ambassadeur de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, M. Muktar Mohamed Ware, s’est dit «honoré» de participer à cette édition, exprimant sa «profonde gratitude» au CAUCT pour l’organisation de «cette rencontre importante». Il a souligné l’importance d’utiliser l’art comme «un moyen de promotion de la paix et de la
tolérance, ainsi qu’un outil de lutte contre le terrorisme et les conflits armés, notamment en attirant les jeunes, qui constituent la première cible de l’extrémisme».
Le programme de l’événement, auquel ont pris part des membres du corps diplomatique accrédités en Algérie, ainsi que des artistes, a compris des expositions de peinture, de sculptures et d’artisanat, en plus de concerts de musique et d’une présentation culinaire variée issue du patrimoine gastronomique de différents pays africains, mettant en valeur la diversité culturelle du continent.
À noter que cette manifestation s’inscrit dans le cadre des activités liées à la Journée internationale de la paix, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies, en 1981, et célébrée chaque année le 21 septembre, ainsi qu’à la Journée internationale de lutte contre le terrorisme, commémorée le 28 septembre. L’événement vise à mettre en avant l’importance de l’art comme outil de promotion de la paix et de la tolérance, mais aussi comme moyen de lutte contre le terrorisme.
Cheklat Meriem
