
La Polonaise Iga Swiatek a remporté le tournoi WTA 500 de Séoul en battant la Russe Ekaterina Alexandrova (1-6, 7-6 [3], 7-5). La sextuple lauréate en Grand Chelem s’offre ainsi son troisième titre de la saison, le 25e de sa carrière, au terme d’une finale éprouvante. Après une entame complètement manquée et une adversaire longtemps supérieure dans le jeu, la numéro deux mondiale Iga Swiatek a trouvé les ressources pour retourner la situation et s’imposer au courage.
Un début cauchemardesque
La finale avait pourtant très mal commencé pour Iga Swiatek. Brouillonne, la Polonaise a perdu trois fois son service et n’a remporté que 43 % des points derrière sa première balle.
Résultat : un premier set concédé sèchement 6-1, sans véritable solution face au rythme imposé par Ekaterina Alexandrova.
Le déclic au tie-break
La deuxième manche a marqué un tournant. Si la Russe a continué de frapper fort et de se procurer des opportunités, Swiatek a élevé son niveau de jeu au moment clé.
Dans un tie-break parfaitement maîtrisé, elle a retrouvé sa précision et son intensité pour recoller à une manche partout (7-6 [3]).
Dans le troisième set, Alexandrova a encore mené 3-2 après un break. Mais Swiatek a immédiatement réagi pour inverser la tendance. Après avoir sauvé son service dans un jeu crucial, elle a conclu sur un dernier coup droit croisé gagnant (7-5). Un succès arraché en 2h41 de combat.
Une victoire symbolique
Au moment de soulever le trophée, la n°2 mondiale a eu une pensée pour son père, Tomasz, ancien rameur olympique à Séoul en 1988 : «Je suis heureuse d’avoir pu gagner ici en raison de l’histoire familiale. Mon père n’a pas pu remporter les Jeux olympiques, mais au moins j’ai gagné ce tournoi. J’espère qu’il viendra l’année prochaine pour profiter de tout cela», a confié Swiatek. Cette victoire à Séoul est la première d’Iga Swiatek dans la capitale sud-coréenne et la deuxième en Asie, après Pékin 2023.
Elle entame ainsi sa tournée asiatique de la meilleure des manières, mais devra monter en température pour le WTA 1000 de Pékin, où l’opposition s’annonce encore plus relevée malgré l’absence d’Aryna Sabalenka.
