
Trois commissions centrales ont été officiellement installées afin de donner le coup d’envoi aux ateliers de réforme du système juridique et réglementaire du secteur de la jeunesse, a annoncé lundi dernier le ministère de la Jeunesse dans un communiqué. Cette décision intervient à l’issue de la réunion périodique de la commission centrale chargée de cette réforme, tenue dimanche dernier à Alger. Selon la même source, l’installation de ces commissions marque la première étape concrète du processus, en application des instructions du ministre de la Jeunesse et président du Conseil supérieur de la jeunesse, Mustapha Hidaoui. Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’une réforme en profondeur du secteur, dont les plans d’action proposés par chaque commission viennent d’être adoptés officiellement, ouvrant ainsi la voie au lancement effectif des travaux. À cette occasion, il a été procédé à la mise en place d’une commission ministérielle permanente, chargée de piloter la réforme, d’améliorer et de moderniser le système juridique du secteur. Cette instance aura pour mission de coordonner les équipes de travail et de définir la feuille de route des changements à venir. Deux autres structures ont également vu le jour : une cellule de veille juridique, chargée d’examiner les projets de textes afin de vérifier leur conformité avec la Constitution et les normes en vigueur, ainsi qu’une cellule spécialisée dans la relecture linguistique, destinée à garantir la précision terminologique et la rigueur dans la formulation des textes. Ces dispositifs visent à renforcer la qualité et le professionnalisme des futurs textes juridiques.
Pour mener à bien leur mission, les commissions s’appuieront sur une méthodologie en trois volets : établir un diagnostic de la situation actuelle, proposer et rédiger des textes modernes et adaptés et enfin moderniser et numériser le système en créant une base de données législative interactive et des outils numériques dédiés. Les conclusions de leurs travaux seront présentées lors de l’université d’été des cadres de la jeunesse, qui se veut un espace de dialogue ouvert, favorisant la transparence, l’échange d’expériences et la participation active des jeunes dans le processus de réforme.
Ch. Meriem
