
Tous les projecteurs sont braqués aujourd’hui sur Doha, la capitale du Qatar. C’est la Coupe arabe Fifa 2025, un tournoi qui unit le monde arabe autour de la passion du football qui revient ! Plus qu’un simple tournoi, cette compétition est devenue le rendez-vous incontournable des nations arabes, où football, culture et fierté nationale se rencontrent dans une atmosphère électrique.
Cette Coupe arabe, entrée sous l’égide de la Fifa en 2021, a frappé les esprits dès sa première édition au Qatar. Ce tournoi avait vu l’Algérie triompher dans une finale spectaculaire, battant la Tunisie (2-0) dans un véritable derby maghrébin, offrant aux fans un moment de football intense et mémorable. Dès cette première finale, la compétition avait montré son potentiel à captiver les passionnés à travers tout le monde arabe.
Le succès retentissant de cette édition, tant sur le plan sportif que médiatique, a convaincu la Fifa de prolonger l’aventure. Trois nouvelles éditions ont ainsi été programmées : 2025, 2029 et 2033, confirmant la volonté d’en faire un rendez-vous régulier et incontournable du football arabe. Le Qatar, déjà hôte en 2021, a été choisi pour organiser ces trois prochaines éditions, fort d’une expérience réussie notamment en Coupe du monde, et d’une capacité à accueillir un tournoi de cette ampleur avec excellence et modernité.
Aujourd’hui, l’édition 2025 s’ouvre avec une ambition claire : confirmer la réussite de 2021 et renforcer l’intérêt autour de cette compétition. Entre stades ultramodernes, équipes talentueuses et enjeux sportifs majeurs, ce tournoi s’impose progressivement comme le rendez-vous incontournable du calendrier sportif arabe, capable de faire vibrer des millions de supporters et de propulser le football arabe sur la scène internationale.
Des Arènes Spectaculaires
La Coupe arabe 2025 ne se limite pas aux équipes et aux joueurs : elle se joue aussi dans des arènes spectaculaires, véritables vitrines du football arabe. Avant même le coup d’envoi, l’attention se porte sur les stades, dont l’architecture, les capacités et les technologies reflètent l’ambition du Qatar d’accueillir un tournoi à la hauteur de sa réputation mondiale. Ces infrastructures constituent autant de temples modernes où le spectacle et la sécurité des spectateurs se conjuguent pour offrir une expérience unique.
Le match d’ouverture se déroulera à Al Bayt Stadium à Al Khor, célèbre pour son design inspiré des tentes bédouines et sa capacité à accueillir plus de 60 000 spectateurs. Ce stade, emblématique et immédiatement reconnaissable, promet un cadre majestueux pour lancer le tournoi.
La finale, elle, aura lieu au Lusail Stadium, joyau technologique pouvant recevoir jusqu’à 80 000 supporters, avec des installations de pointe et une architecture spectaculaire qui en fait l’un des stades les plus modernes au monde. Ce stade est déjà emblématique vu qu’il a été le théâtre de l’épique finale de la Coupe du monde 2022 entre la France de Mbappé et l’Argentine de Messi. En tout cas, ces deux enceintes – Al Bayt et Lusail- représentent à elles seules le visage grandiose de cette édition, conjuguant esthétique, confort et performance.
Les autres stades du tournoi — Ahmad bin Ali Stadium, Education City Stadium, Khalifa International Stadium — offrent un confort optimal, des gradins modulables et des technologies avancées pour garantir la satisfaction du spectateur. Chacun a été conçu pour répondre aux exigences des compétitions internationales, avec des espaces de circulation fluides, des zones de restauration et des installations adaptées aux médias et aux équipes. Ensemble, ces stades incarnent le savoir-faire qatari et assurent un cadre idéal pour des matchs qui s’annoncent intenses et spectaculaires.
Avec des stades iconiques aux enceintes modernes, le Qatar met en scène un écrin à la hauteur de la Coupe arabe, où chaque rencontre pourra se dérouler dans les meilleures conditions pour joueurs et spectateurs. Le décor est planté, et le tournoi peut véritablement commencer.
Un format intéressant et des groupes homogènes
La Coupe arabe 2025 réunit 16 équipes réparties en quatre groupes de quatre. Le format est classique : une phase de groupes dont seules les deux premières équipes de chaque poule en sortiront vivantes, avant d’enchaîner sur les quarts de finale, les demi-finales et une finale fixée au 18 décembre 2025.
Le premier élément marquant de cette édition reste le niveau global de la compétition. La répartition des forces dans chaque groupe offre une lecture limpide mais redoutable. Le Groupe A, composé du Qatar, de la Tunisie, de la Syrie et de la Palestine, affiche immédiatement la couleur. Deux équipes déjà qualifiées pour la Coupe du monde 2026, à savoir le Qatar et la Tunisie, y évoluent, ce qui donne d’entrée un niveau de densité élevé. Le Qatar, pays hôte, emmené par le technicien espagnol Lopetegui, veut à tout prix décrocher le titre. La Tunisie, qui dispute le tournoi avec son équipe A’, couvre le terrain avec une formation compétitive composé de locaux et certains professionnel en Europe.
Le Groupe B ne déroge pas à cette montée en gamme. Pour le Maroc, l’Arabie saoudite, Oman et les Comores, la présence de deux mondialistes garantit un rythme soutenu. Le Maroc, lui aussi engagé avec son équipe A’, vient avec la volonté d’imposer immédiatement une hiérarchie technique et collective. L’Arabie saoudite n’est pas là pour décorer. Elle veut absolument décrocher le trophée. En tout cas, c’est l’ambition affichée. Oman progresse d’année en année et les Comores ont prouvé qu’elles n’étaient plus un simple outsider symbolique. Résultat : une poule où le statut ne suffira à personne et où la moindre erreur se paiera cash.
Le Groupe C se présente comme l’un des plus électriques du tournoi. L’Égypte et la Jordanie, toutes deux qualifiées pour le Mondial 2026, y installent une intensité immédiate. Derrière elles, les Émirats arabes unis et le Koweït complètent une configuration où aucun match ne pourra être joué “en gestion”. L’Égypte, qui évoluera avec son équipe A’, reste logiquement l’un des poids lourds de la compétition. La Jordanie ne lâche jamais rien, les Émirats ont gagné en équilibre et le Koweït est une équipe capable de renverser un scénario.
Le Groupe D constitue la seule exception structurelle : l’Algérie est la seule sélection déjà qualifiée pour la Coupe du monde 2026, tandis que l’Irak devra encore disputer son barrage intercontinental en mars pour tenter de décrocher son billet. Une Bahreïn solide et un Soudan coriace complètent la poule, qui n’en devient pas moins compétitive.
L’Algérie arrive avec son équipe A’, parfaitement armée pour assumer son statut de tenant du titre. L’Irak, engagé dans une dynamique mondiale, jouera ce tournoi avec une intensité maximale, et Bahreïn comme le Soudan ont suffisamment d’expérience régionale pour tendre des pièges aux favoris.
À travers ces quatre groupes, le même constat s’impose : aucune sélection ne peut venir en touriste.
Des récompenses financières record
L’édition 2025 marque un tournant décisif dans la trajectoire de la Coupe arabe : l’économie du tournoi n’est plus un paramètre secondaire, mais un pilier stratégique pleinement assumé. Avec une dotation qui dépasse désormais 36,5 millions de dollars, la compétition s’aligne sur les standards des tournois continentaux majeurs et affirme son ambition de devenir une plateforme sportive incontournable. Cette somme est même plus grande que celle réservé au participants de la Coupe d’Afrique des Nations. Cette montée en puissance n’est pas qu’un geste financier. Elle traduit la volonté de positionner la Coupe arabe comme un produit sportif premium, capable de mobiliser les sponsors, d’attirer des audiences massives et de renforcer le rôle du Qatar comme catalyseur du football régional.
Le système de primes mis en place pour 2025 illustre parfaitement cette ambition. Chaque sélection obtient 715 000 dollars dès sa qualification, un montant qui garantit une base économique solide pour tous les participants. Les gains augmentent ensuite de manière progressive et méthodique : 1 073 000 dollars pour une place en quarts de finale, 2 146 000 dollars pour la quatrième position, 2 862 000 dollars pour la troisième.
Le finaliste repartira avec 4 293 000 dollars, tandis que le champion soulèvera non seulement le trophée, mais aussi un chèque de 7 155 000 dollars. À cette échelle, les primes deviennent une véritable dynamique de performance. La Coupe arabe ne se contente plus d’exister; elle s’impose comme un événement structurant, pensé pour durer et pour hausser durablement le niveau du football arabe.
Plus que le Sport
En plus de porter les rêves des Nations et d’importantes récompenses financières, la Coupe arabe 2025 constitue une vitrine pour les talents émergents. Les jeunes joueurs pourront se mesurer à des équipes de référence et attirer l’attention des clubs professionnels dans le monde entier. Les fédérations arabes misent sur cet événement pour promouvoir leurs structures sportives et leur expertise en matière d’organisation.
Par ailleurs, le tournoi est accompagné de programmes culturels et d’initiatives visant à rapprocher les peuples arabes, reflétant une ambition de soft power sportif et culturel qui dépasse le cadre du terrain.
En réunissant des sélections ambitieuses, un niveau sportif rarement atteint et une infrastructure digne des plus grandes compétitions mondiales, elle confirme que le football arabe entre dans une nouvelle ère. Le Qatar, en maître d’œuvre, transforme l’événement en vitrine régionale, où la performance, la cohésion et l’innovation se croisent pour donner au tournoi une identité forte, moderne et assumée. Tout indique que cette édition marquera durablement les esprits, autant par l’intensité sur le terrain que par la portée culturelle qu’elle véhicule.
Le décor est planté, les enjeux sont immenses, et une chose est sûre : cette édition ne fera pas simplement partie du calendrier, elle en sera l’un des sommets. Dès cette après-midi, le monde arabe a les yeux tournés vers Doha : 18 jours de football, de passion et de compétition intense s’annoncent, et le champion qui sortira de cette édition écrira une nouvelle page du football arabe.
G. Salah Eddine
