
Le quadruple champion du monde n’a pas mâché ses mots pour qualifier la nouvelle génération de monoplaces, qu’il juge trop axée sur la gestion énergétique au détriment du pilotage pur. « Ce n’est pas toujours la chose la plus gentille à dire, mais je veux aussi être réaliste en tant que pilote, la sensation n’est pas très « Formule 1 ». Ça ressemble un peu plus à de la Formule E sous stéroïdes », a lancé le Néerlandais.
Verstappen pointe notamment la place prépondérante de la gestion d’énergie dans le comportement des voitures. « En tant que pur pilote, j’aime conduire à fond. Et pour le moment, vous ne pouvez pas piloter à fond avec ces voitures, vous devez gérer beaucoup de choses », explique-t-il. « Une grande partie de ce que vous faites en tant que pilote a un effet massif. Et pour moi, ce n’est tout simplement pas de la Formule 1. Parce qu’alors peut-être qu’il vaut mieux piloter en Formule E, non ? Parce que là-bas, tout tourne autour de l’énergie, de l’efficacité et de la gestion. C’est ce pour quoi cette discipline existe », indique-t-il.
Un règlement trop politique ?
Verstappen estime également que le règlement 2026 est le fruit de considérations politiques, notamment liées à la promotion des carburants durables et à l’image environnementale du sport. « Je n’y peux rien. Je n’ai pas écrit le règlement. Si cela dépendait d’aspects non politiques pour faire un règlement, la voiture aurait probablement des origines très différentes. Mais oui, c’est comme ça », lâche-t-il sans filtre. S’il reconnaît que la voiture est esthétiquement réussie, il juge que le problème se situe ailleurs. «La livrée est superbe, la voiture est superbe. C’est juste tout le reste qui est un peu, pour moi… anti-course », confie le pilote Red Bull.
Conscient que ses propos risquent de faire réagir la FIA et la FOM, Verstappen assume pleinement. « Les gens ne seront probablement pas contents que je dise ça maintenant, mais je suis franc. Pourquoi n’aurais-je pas le droit de dire ce que je pense de ma voiture de course ? », s’interroge-t-il.
Une sortie sans concession, fidèle au style du Néerlandais, qui relance le débat sur l’équilibre entre innovation technologique, impératifs politiques et plaisir de pilotage en Formule 1.
