
L’élimination de l’Inter en Ligue des champions a laissé un goût amer à San Siro. Battus par les Norvégiens de Bodø/Glimt lors des barrages, les Nerazzurri ont vu leur parcours européen s’achever prématurément, malgré leur statut de favoris. Une sortie brutale que Nicolò Barella relie directement à une décision arbitrale controversée survenue bien plus tôt dans la compétition. Pour le milieu italien, l’Inter n’aurait jamais dû se retrouver dans cette situation. En cause : un penalty accordé à Liverpool lors de la phase de championnat, en décembre, qui avait privé les Milanais d’un point déterminant. Cette décision, transformée à la dernière minute, avait empêché l’Inter de terminer dans le top 8, synonyme de qualification directe pour les huitièmes de finale et d’évitement des barrages. Au lendemain de l’élimination face à Bodø/Glimt, Barella n’a pas caché sa frustration. « Nous avons payé très cher ce penalty sifflé à la 90e minute. Sans ce point perdu, nous n’aurions pas eu à jouer ces deux matchs supplémentaires ni à voyager en Norvège », a-t-il regretté, tout en reconnaissant la supériorité de l’adversaire sur l’ensemble de la double confrontation. L’action incriminée reste encore dans les mémoires : un contact léger entre Alessandro Bastoni et Florian Wirtz, d’abord jugé anodin par l’arbitre, avant une intervention du VAR. Après visionnage, le penalty était accordé, déclenchant une vague de critiques. Pour Barella, ce coup de sifflet a eu un effet domino aux conséquences lourdes : calendrier alourdi, fatigue accumulée et, au final, élimination.
Le sentiment d’injustice est partagé en interne. Henrikh Mkhitaryan avait déjà dénoncé une décision incompréhensible, estimant que « si ce genre de contact devient penalty, alors tout l’est ». Même son de cloche chez Fabio Capello, qui a critiqué l’intervention du VAR sur une action qu’il jugeait clairement simulée. Deux mois plus tard, la frustration est intacte à Milan. Pour l’Inter, cette élimination ne serait pas seulement le fruit d’une mauvaise soirée européenne, mais la conséquence directe d’un arbitrage jugé décisif bien avant le coup d’envoi face aux Norvégiens.
