
Selon le directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), Omar Rekkache, qui s’est exprimé lundi passé à Alger, l’agence a enregistré 675 projets d’investissement dans le secteur du plastique, d’une valeur totale dépassant 138 milliards de dinars. Il a souligné l’importance stratégique de ce secteur pour diversifier l’économie nationale et renforcer la transformation industrielle.
Lors d’un atelier dédié à l’industrie du plastique et des polymères, coanimé par l’AAPI et le Conseil du renouveau économique algérien (CREA), M. Rekkache a pris la parole sur le sujet «Renforcer la croissance économique via une approche stratégique de l’investissement productif ». Cet événement a rassemblé des acteurs économiques de ce secteur, ainsi que des délégués de divers ministères et organismes impliqués.
Dans son intervention, M. Rekkache a expliqué que le nombre de projets d’investissement enregistrés par les centres de services intégrés décentralisés de l’agence et le Centre de services intégré pour les grands projets et les investissements étrangers s’élevait à 675 entre le 1er février 2022 (date de lancement de l’agence) et fin février 2026, pour une valeur totale déclarée de 138,7 milliards de dinars.
Il a ajouté que ces projets, qui devraient créer 15 150 emplois directs, comprennent 383 nouveaux projets et 292 projets d’extension, et a mentionné six investissements directs étrangers et 18 projets en partenariat avec des entités locales.
Le directeur général de l’AAPI a détaillé cette évaluation, soulignant que 26 projets ont été enregistrés dans ce secteur en novembre et décembre 2022, 169 en 2023, 206 en 2024, 239 en 2025 et 35 en janvier 2026, témoignant ainsi de « l’intérêt croissant pour l’investissement dans ce secteur».
Il a également indiqué que 51 projets sont entrés en phase opérationnelle et que les rapports d’avancement de 242 projets montrent qu’ils sont à un stade avancé de leur réalisation. Il a ajouté que cela démontre une réelle dynamique dans la mise en œuvre des projets, confirmant le passage du secteur de la phase « d’enregistrement des investissements à la phase de mise en œuvre et de production effective ».
Selon M. Rekkache, la réussite du développement de ce secteur en Algérie dépend fortement du niveau d’intégration locale et de sa capacité à générer une valeur ajoutée, au-delà de la simple quantité produite.
Il est pertinent de noter que la facture d’importation des matières et produits plastiques a atteint 2,79 milliards de dollars en 2024, avant de grimper à 2,98 milliards de dollars en 2025. Il a souligné l’importance d’encourager des investissements qui pourraient remplacer ces importations, augmenter le niveau d’intégration nationale et diminuer notre dépendance extérieure.
Lors d’un discours prononcé à cette occasion, Kamel Moula, président du CREA, a affirmé que cette branche n’est pas simplement « une activité industrielle technique, mais un pilier de soutien pour de nombreux secteurs clés de l’économie nationale ». Il a également souligné que « les entreprises algériennes ont réussi au fil des ans à développer une expertise considérable et à acquérir d’importantes compétences techniques et capacités de production, permettant non seulement de répondre à une grande partie des besoins du marché national, mais aussi d’envisager une prochaine étape centrée sur le développement de l’innovation et l’amélioration de la valeur ajoutée ».
Concernant la collaboration entre le CREA et l’AAPI, il a expliqué que cette coopération repose sur une méthodologie qui consiste à étudier chaque spécialisation professionnelle individuellement afin de parvenir à des solutions pratiques et précises. Ces solutions visent à renforcer la base industrielle nationale, à réduire la dépendance aux importations, à accroître la valeur ajoutée locale et à ouvrir de nouvelles perspectives sur les marchés régionaux et internationaux.
Cet atelier a donné lieu à des discussions au cours desquelles des propositions ont été présentées pour améliorer les perspectives de développement de ce secteur et les opportunités d’investissement qu’il offre.
Cet atelier est le premier d’une série organisée conjointement par l’AAPI et le CREA dans le cadre de l’accord de partenariat signé entre les deux organisations en mars 2023. Le prochain atelier sera consacré à l’industrie pharmaceutique.
Par le biais de ces rencontres, les deux parties s’efforcent d’orienter efficacement les investissements productifs vers les secteurs prioritaires de l’économie nationale.
Abir Menasria
