
La 15e édition du Festival culturel national de la chanson chaâbi débutera lundi et se poursuivra jusqu’au 12 mars, au Palais de la culture Moufdi-Zakaria à Alger, a indiqué, jeudi dernier, M.Abdelkader Bendameche, commissaire de l’événement.
Lors d’une conférence de presse, tenue au Palais de la culture Moufdi-Zakaria, M. Bendameche a annoncé que le concours officiel de cette quinzième édition du festival annuel, orchestré sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts, accueillera 16 participants sélectionnés venant de diverses wilayas du pays.
Il a aussi indiqué que ces concurrents «ont été choisis parmi plus de 50 participants provenant de diverses wilayas lors des phases éliminatoires du concours », en soulignant qu’ils « seront en compétition pour gagner trois distinctions d’une valeur respective de 200.000 DA pour le premier prix, 150.000 DA pour le deuxième et 100.000 DA pour la troisième place ».
Il convient également de préciser que cette édition, présidée par l’artiste El Hadi El Anka, rendra hommage à deux figures emblématiques de la musique chaâbi, Cheikh El Hadj Bourahla (1918-1984) et Cheikh Khalifa Belkacem (1907-1951). Elle sera consacrée à leur mémoire en raison de leur apport considérable au développement de ce style musical véritable et du précieux héritage musical qu’ils ont laissé.
De plus, le commissaire du festival a mis en avant le fait que cette édition offrira «une programmation artistique diversifiée » pendant les soirées du mois de Ramadan, comprenant des performances de célèbres artistes de chaâbi et la diffusion de documentaires consacrés aux artistes en vedette, ainsi qu’au regretté chanteur Amar Ezzahi.
L’inauguration du festival sera aussi ponctuée par la mise en scène d’un «spectacle artistique harmonieux alliant théâtre, poésie et musique dans une exploration de l’histoire du genre chaâbi et de ses artistes emblématiques et précurseurs ». M. Bendameche a également souligné que ce festival, conçu pour les jeunes, représente véritablement une « école de formation artistique ». Dans ce contexte, des «sessions de formation destinées aux candidats ont été mises en place à l’Institut national supérieur de musique (INSM), sous la supervision d’experts du domaine, dans le but de les guider et leur permettre de maîtriser divers outils artistiques, techniques et esthétiques, suivant une démarche scientifique et systématique ». Selon le responsable du festival, la raison d’être de cet événement est de « dénicher les nouveaux virtuoses artistiques dans ce genre musical traditionnel qui s’inspire du patrimoine poétique du melhoun et de révéler une nouvelle génération d’artistes, tout en favorisant l’évolution de cette forme musicale originale ».
Pour cet événement, une exposition photographique sera également mise en place pour illustrer le trajet de diverses personnalités artistiques qui ont contribué à l’évolution du répertoire de la chanson chaâbi, rendant hommage aux différentes générations qui ont maintenu ce style musical considéré comme un emblème de l’identité nationale et de la véritable culture algérienne. En plus, une exposition littéraire sera organisée en collaboration avec l’Entreprise nationale des arts graphiques, visant à mettre en valeur les joyaux du patrimoine musical algérien. De plus, M. Bendameche a annoncé que cette édition sera marquée par la sortie d’un livre contenant 58 poèmes en arabe, issus du répertoire du maître de la chanson chaâbi El Hadj M’hamed El Anka. Fondé en 2006, le Festival national de la chanson chaâbi a pour objectif de conserver l’héritage de ce style musical populaire, notamment en formant des jeunes artistes destinés à maintenir vivante la tradition de cet art musical véritable.
Amira Benhizia
