70e anniversaire de la bataille de Besbassa : La wilaya de Guelma rend hommage aux martyrs de la Révolution

Le 70ᵉ anniversaire de la bataille de Besbassa, au cours de laquelle les troupes coloniales françaises ont perpétré un massacre faisant 365 victimes civiles algériennes désarmées, a été commémoré samedi dernier dans la localité de Dahouara dans la wilaya de Guelma.

Le wali de Guelma, Samir Chibani, accompagné des autorités civiles et militaires locales, de membres de la famille révolutionnaire et d’un grand nombre de citoyens, s’est rendu au cimetière des martyrs situé à 17 km du centre de la commune de Dahouara. Cette localité est nichée au cœur d’un massif montagneux s’étendant sur les wilayas de Guelma et de Souk-Ahras. Sur les lieux, les couleurs nationales ont été hissées et l’hymne national entonné, avant la récitation de la Fatiha en hommage aux martyrs. Le chef de l’exécutif local, à la tête d’une délégation officielle, a également procédé au dépôt d’une gerbe de fleurs devant une stèle commémorative en marbre portant les noms des 365 victimes du massacre : vieillards, femmes, hommes et enfants sauvagement exécutés par la machine coloniale avant que leurs dépouilles ne soient incinérées sans aucune compassion.
À cette occasion, le secrétaire de wilaya de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), Messaoud Rekik, a rappelé que « l’extrême brutalité coloniale exercée sur les populations civiles » constituait une réaction à un coup sévère infligé à l’armée française par les combattants de l’Armée de libération nationale (ALN). Cette action est intervenue peu avant la bataille, lorsque 80 soldats algériens, alors enrôlés dans une compagnie de l’armée coloniale stationnée entre Souk-Ahras et le site archéologique de Khemissa, ont rejoint les rangs de l’ALN avec l’appui de moudjahidine locaux et le soutien de 20 moussebel. Selon M. Rekik, les moudjahidine « ont alors attaqué deux bases militaires françaises, la première étant située dans la région de Khemissa (Souk-Ahras) et la seconde à proximité, s’appropriant des armes et des munitions comprenant 5 mortiers, des lance-roquettes, 100 fusils d’assaut, environ 50 mitrailleuses de divers modèles, une multitude de pistolets et leurs munitions, ainsi que 12 radios réceptrices et émettrices portatives, sans compter 6 stations de radio bidirectionnelles ». Le lendemain matin, mercredi 7 mars 1956, l’armée coloniale française, incapable d’accepter ce revers, a lancé une vaste opération de ratissage mobilisant 27 aéronefs, dont 15 hélicoptères, qui ont bombardé plusieurs villages où s’étaient abrités les combattants algériens. Les troupes coloniales ont également profité du retour des villageois du marché hebdomadaire de Hammam N’Bails pour les regrouper dans le village de Besbassa, où ils ont été massacrés dans une opération d’une extrême brutalité. En marge de cette commémoration, les autorités de la wilaya ont procédé à la mise en service du réseau de distribution de gaz naturel au profit des habitants de quatre hameaux de la commune de Dahouara. Une cérémonie a également été organisée pour rendre hommage au moudjahid Brahim Gouasmia, résident de la région.
Amira Benhizia

ALGER 16 DZ

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