
Lors d’une séance plénière dirigée par le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Brahim Boughali, les députés ont adopté lundi dernier, à la majorité, le projet de loi relatif au règlement budgétaire de l’exercice 2023. La séance a été marquée par la présence du ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, et de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali.
Le texte présente les résultats de l’exécution de la loi de finances, indiquant que les recettes perçues en 2023 ont atteint 9 017 milliards de dinars algériens, soit une hausse de plus de 24 % par rapport à 2022. Ces recettes se répartissent comme suit : les recettes fiscales représentent 7 396 milliards de dinars, dont 3 856 milliards provenant des taxes pétrolières ; les revenus des actifs de l’État s’élèvent à environ 87 milliards de dinars ; enfin, les bénéfices des investissements publics dans le secteur économique atteignent 1 342 milliards de dinars. En parallèle, les dépenses budgétaires réelles pour 2023 se sont élevées à 10 592 milliards de dinars. Parmi celles-ci, 5 339 milliards ont été alloués aux transferts, 3 213 milliards aux charges de personnel, 1 188 milliard aux investissements et 354 millions au fonctionnement des services publics. Le taux d’exécution du budget a été estimé à 72 % des dépenses totales prévues dans la loi de finances rectificative, tandis que les indicateurs économiques laissaient entrevoir une croissance de 4,10 % pour l’année.
La loi de règlement budgétaire a pour principal objectif de déterminer les recettes et les dépenses effectives de l’État sur la base des données de l’exercice 2023 dans un cadre juridique et comptable rigoureux, fondé sur l’application des règles de comptabilité publique et des normes financières approuvées.
Dans son allocution après le vote, le ministre des Finances a souligné l’importance de ce texte, précisant que « c’est la première fois que le Parlement approuve la loi de finances sous sa nouvelle forme, à savoir le budget par programmes, 2023 étant la première année d’application de ce dernier ».
La Commission des finances et du budget de l’APN, dans son rapport, a recommandé de finaliser la mise en œuvre du système intégré de gestion budgétaire et d’information comptable et d’assurer son intégration avec les systèmes sectoriels. Elle a également insisté sur le renforcement des mécanismes de contrôle interne au niveau des autorités compétentes et sur l’instauration d’un suivi périodique du respect du cadre juridique et réglementaire régissant l’exécution budgétaire. Avec l’adoption de ce projet de loi, l’Algérie franchit une étape majeure vers une transparence accrue et un pilotage plus rigoureux de ses finances publiques, posant les bases d’une gestion budgétaire plus efficace et responsable pour les années à venir.
Abir Menasria
