
L’un des représentants algériens en Coupe de la CAF, le CR Belouizdad, abordera, ce soir, dans la ville égyptienne de Suez, son match aller des quarts de finale de la Coupe de la Confédération avec l’ambition de créer l’exploit face à son adversaire Al-Masry de Port-Saïd.
La délégation du Chabab a rallié avant-hier, à bord d’un vol spécial, la capitale égyptienne, Le Caire, avant de poursuivre son voyage par route vers la ville de Suez distante de quelques 130 kilomètres. C’est ce soir qu’elle a rendez-vous pour livrer la première manche de son quart de finale au stade de cette ville portuaire à partir de 21 heures. Pour ce match aller, les Rouge et Blanc devront malheureusement faire avec les absences du trio Chouaib Keddad, Farid El Melali, et Naoufel Khacef qui n’ont pas été du voyage, pour cause de blessures. C’est un véritable handicap pour Ramovic qui n’a donc d’autre choix que de composer son onze sans ces trois cadres. Pour rappel, le Chabab s’est qualifié aisément pour ce premier tour à élimination directe, leader de son groupe (C), avec six longueurs d’avance sur le deuxième. Le CRB a terminé premier de sa poule, qu’il a largement dominé, avec 15 points, récoltés au bout de cinq victoires en six matchs joués. La seule défaite concédée par les Algériens était face à l’AS Otoho (1 – 4) lors de la 2e journée jouée fin novembre dernier. Pour sa part, Al-Masry s’est qualifié grâce à sa deuxième place et surtout son meilleur goal average sur Kaizer Chiefs, le club sud-africain, avec lequel il a terminé à cette même enseigne, avec 10 points chacun dans le groupe D. L’adversaire du jour du CRB a réussi, durant son parcours dans la phase des poules, trois victoires, un nul et deux défaites.
RAMOVIC AVEC HUMILITÉ, RESPECT ET CONFIANCE
S’exprimant sur cette double confrontation sur CAFOnline, l’entraîneur allemand du CRB, Saad Ramovic, a évoqué globalement «un niveau très élevé à ce niveau continental». «Nous abordons cette phase avec humilité et respect pour la compétition, mais aussi avec confiance dans notre manière de jouer et avec l’ambition de contrôler les rencontres», avance-t-il. Ramovic ajoute s’attendre face au représentant égyptien à «un match difficile et riche tactiquement. Al-Masry est une équipe bien organisée, avec beaucoup de qualité dans son effectif. Ils sont également redoutables offensivement, comme le montre leur différence de buts dans le championnat égyptien. Les clubs égyptiens font traditionnellement preuve d’une forte discipline positionnelle. Ils défendent de manière compacte entre les lignes et gèrent intelligemment le rythme des rencontres. Ils sont aussi dangereux en transitions, ce qui exige patience et précision dans notre approche offensive». Ainsi résume Ramovic son analyse du club de Port-Saïd. Ce qu’il en pense de son vis-à-vis sur le banc ? «J’ai beaucoup de respect pour Nabil Kouki. C’est un entraîneur expérimenté, qui connaît très bien le football africain et cette compétition. Le fait qu’il ait dirigé le CR Belouizdad témoigne du respect qu’il a gagné dans le monde du football».
LA RECETTE POUR UN SUCCÈS
En anticipant le duel sur le terrain, Ramovic suggère, sans le dire ouvertement, ne pas trop se soucier de l’adversaire. Son souci sera de chercher à «imposer notre style et notre manière de jouer, mais toujours avec contrôle et discipline». Mais sinon, pour lui, la clé de la victoire réside dans l’aptitude de son équipe à «contrôler le match à ses différentes phases». C’est là une mission cruciale pour lui, avec surtout une bonne gestion des transitions. Tactiquement, «maintenir les distances entre les lignes, contrôler les espaces entre le milieu et la défense, et rester cohésif sont essentiels», prédit Ramovic. «La relation entre le temps et l’espace est également déterminante. L’équipe qui gérera le mieux ces moments prendra l’avantage», récapitule le technicien allemand du Chabab. A rappeler, par ailleurs, que ce n’est là qu’une première manche entre les deux équipes. Le match retour est prévu samedi 21 mars à partir de 20 heures au stade Nelson-Mandela de Baraki. Pour Ramovic, disputer ce second match «à domicile peut toujours apporter un surplus d’énergie. Les supporters du CR Belouizdad créent une ambiance particulière, qui peut peser dans les moments décisifs. Mais en matchs aller-retour, nous pensons toujours sur 180 minutes, donc la première rencontre reste cruciale pour l’équilibre et le contrôle», insiste-t-il.
Djaffar Chilab
