
Dans un contexte marqué par la volonté de renforcer la présence économique de l’Algérie sur les marchés africains, le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a présidé une réunion technique de coordination consacrée à l’examen des moyens de valoriser la route transsaharienne, a indiqué un communiqué.
Considéré comme un axe stratégique reliant l’Algérie à l’Afrique subsaharienne, ce corridor est appelé à jouer un rôle déterminant dans le développement des échanges commerciaux intra-africains et dans la diversification des exportations nationales.
La rencontre a réuni plusieurs départements ministériels et institutions concernés par la logistique et le commerce extérieur. Des représentants du ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, ainsi que du ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base ont pris part aux travaux, aux côtés des services des Douanes. Cette approche intersectorielle traduit la volonté des autorités de coordonner les politiques publiques afin de lever les obstacles administratifs, logistiques et réglementaires susceptibles de freiner les flux commerciaux le long de cet axe stratégique. Les acteurs économiques étaient également représentés lors de cette réunion, notamment le président du Conseil d’affaires algéro-nigérien, le directeur général de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI), ainsi que des responsables de la Société algérienne des foires et exportations (SAFEX). Leur présence reflète l’importance accordée au rôle du secteur privé dans la dynamisation des échanges régionaux et dans l’exploitation des opportunités offertes par le marché africain, dont le potentiel de croissance demeure largement sous-exploité par les entreprises algériennes.
Au cœur des discussions figurait la valorisation de la route transsaharienne comme levier de promotion des exportations nationales. Cette infrastructure, qui relie l’Algérie au Niger et ouvre l’accès à plusieurs marchés d’Afrique de l’Ouest, représente un atout majeur dans la stratégie d’intégration économique régionale du pays.
Dans cette perspective, les participants ont souligné la nécessité de renforcer la coordination entre les différents secteurs afin de créer les conditions logistiques, douanières et organisationnelles permettant une exploitation optimale de cet axe.
Les échanges ont notamment porté sur les mécanismes d’accompagnement des opérateurs économiques, en particulier les exportateurs. L’objectif est de mettre en place des services logistiques intégrés et des plateformes d’appui capables de faciliter les opérations commerciales, depuis la production jusqu’à l’acheminement des marchandises vers les marchés africains.
Dans cette optique, Kamel Rezig a insisté sur la nécessité d’adopter une vision prospective reposant sur une coordination permanente entre l’ensemble des acteurs institutionnels et économiques. L’enjeu consiste à transformer la route transsaharienne en un véritable corridor économique structurant, capable de soutenir la diversification des exportations et de renforcer l’ancrage de l’Algérie dans son environnement africain.
Au-delà de sa dimension logistique, la valorisation de cet axe s’inscrit dans une stratégie plus large visant à repositionner l’Algérie comme un acteur économique majeur dans la dynamique d’intégration continentale. Dans un contexte marqué par la montée en puissance des échanges intra-africains et par l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine, la route transsaharienne pourrait ainsi devenir l’un des instruments clés de la projection économique algérienne vers le sud du continent.
Si les infrastructures existent désormais sur une grande partie du tracé, le véritable défi réside désormais dans leur exploitation économique. L’efficacité de ce corridor dépendra de la capacité des institutions, des entreprises et des opérateurs logistiques à transformer cet axe routier en une véritable plateforme d’échanges, reliant les capacités industrielles et commerciales de l’Algérie aux marchés africains en pleine expansion. G. Salah Eddine
