
Le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, chargé par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a entamé, lundi, une visite officielle en République du Niger, à la tête d’une délégation ministérielle de haut niveau. Cette visite marque l’ouverture de la 2ᵉ session de la Grande commission mixte algéro-nigérienne de coopération, a indiqué un communiqué.
À son arrivée à l’aéroport international de Niamey, M. Ghrieb a été accueilli par son homologue nigérien, M. Ali Lamine Zeine Mahaman, témoignant de la relation d’égal à égal qu’entretiennent les deux voisins. Cette visite s’inscrit, donc, dans la volonté d’approfondir une coopération traditionnelle fondée sur la fraternité, le bon voisinage et la solidarité, tout en consolidant le rôle central de l’Algérie dans le processus d’intégration africaine.
Cette mission permettra d’approfondir la concertation politique aux plus hauts niveaux et d’affirmer un partenariat stratégique capable de servir les ambitions d’intégration régionale et continentale.
Elle illustre, par ailleurs, l’engagement clair de l’Algérie, sous la direction du président de la République, à jouer un rôle central dans la consolidation du processus d’intégration africaine, en s’appuyant sur son héritage historique dans la défense des grandes causes du continent et sur sa volonté de renforcer la solidarité entre ses peuples.
Dans ce sens, il est important de noter qu’au cœur des discussions qui animent cette visite, ce sont des projets qui se mesurent à plusieurs dizaines de milliards de dollars. Parmi ces projets, la route transsaharienne, la dorsale à fibre optique reliant les deux pays, ou encore le gazoduc transsaharien. Des infrastructures qui ne sont pas seulement des tuyaux ou des routes, mais les artères vitales d’une coopération économique et énergétique qui pourrait transformer la région.
D’ailleurs, les infrastructures sont de vrais sujets, mais le partenariat dépasse largement ce simple domaine. La coopération bilatérale s’étend aux secteurs de la sécurité, de l’énergie, des hydrocarbures et des énergies renouvelables, mais aussi à des domaines vitaux, tels que les finances, l’agriculture, l’industrie, la santé, l’enseignement supérieur, la formation professionnelle et l’industrie pharmaceutique. Plusieurs accords et mémorandums d’entente sont attendus, visant à hisser les relations économiques et commerciales à un niveau supérieur et à créer de nouvelles opportunités pour les investisseurs publics et privés.
Un forum d’affaires algéro-nigérien accompagnera cette visite, offrant un cadre de dialogue direct entre les acteurs économiques des deux pays. Les échanges devraient permettre de cibler les opportunités d’investissement, d’identifier de nouvelles synergies et de consolider un réseau de partenariats durables, contribuant ainsi à la création de valeur sur les plans national et régional.
Cette visite démontre également le rôle moteur de l’Algérie dans l’intégration africaine. Elle ne se limite pas à son rayonnement régional : elle montre comment une stratégie bien pensée peut transformer des relations de voisinage en un levier de stabilité et de prospérité.
En tous cas, dans le jeu complexe de la géopolitique africaine, cette visite prouve que la stratégie, la vision et l’action concrète peuvent aller de pair pour écrire l’avenir du continent.
G. Salah Eddine
