Par Kheireddine B.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a posé, jeudi dernier à Tindouf, la première pierre du projet d’usine de traitement primaire du minerai de fer de Gara Djebilet, à l’occasion de sa visite de travail et d’inspection dans cette wilaya.

Cette usine s’inscrit dans le cadre de la valorisation et de l’exploitation de l’une des plus grandes mines au monde en termes de réserves, comptant près de 3,5 milliards de tonnes de minerai de fer et affichant une capacité de production initiale de 2 à 3 millions de tonnes par an au cours de la première phase (2022-2025).
Lors de cette occasion significative, le Président a écouté deux exposés détaillés sur les structures de traitement du minerai de fer et le projet de traitement primaire qui sera mis en œuvre sur le même site. Ces présentations ont rappelé l’approbation du lancement de la première phase d’exploitation de la mine, une décision prise par le président de la République lors du Conseil des ministres de mai 2022.
Le président de la République a officiellement lancé le projet de cette usine de traitement en présence du chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), le général d’armée Saïd Chanegriha, et de membres du gouvernement.
Le processus de traitement primaire du minerai de fer implique le concassage, le raffinage de la matière première, la séparation sèche, ainsi que le stockage et le transport. Les études liées à ce projet ont abouti à un procédé novateur permettant la production d’un concentré de minerai “commercialisable à l’échelle locale et internationale”, ont précisé les responsables de cette structure. Les techniques employées dans le traitement visent à atteindre un taux de récupération du minerai de fer de 85%, grâce aux opérations de séparation magnétique sèche qui accroissent le taux de fer récupéré et réduisent le taux de phosphore à 0,68%.
Les activités liées au développement et à l’exploitation du projet minier structurant et stratégique généreront une importante dynamique économique, non seulement dans la région sud-ouest du pays, mais également à l’échelle nationale. Elles contribueront au renforcement du secteur minier national et accéléreront la démarche de diversification économique ainsi que la promotion des exportations en dehors du secteur des hydrocarbures.
Le potentiel minier devrait atteindre, à partir de 2026 et d’ici 2040, entre 40 et 50 millions de tonnes par an avec la mise en service de la ligne ferroviaire Gara Djebilet-Béchar, qui s’étendra sur une distance de 950 km.
L’exploitation de ce gisement, inscrite dans la politique de l’État visant à revitaliser le secteur minier pour diversifier l’économie nationale et stimuler l’industrialisation, sera supervisée par l’entreprise nationale de fer et d’acier Feraal relevant de la Société nationale de recherches et d’exploitation minières (Sonarem), en partenariat avec le consortium chinois CMH. L’activité de valorisation et d’exploitation de la mine, en cours depuis plus d’un an, se déploie dans la région ouest du gisement, qui abrite des réserves estimées à 1,7 milliard de tonnes, représentant ainsi plus de la moitié des réserves totales.
Pour rappel, la mine de Gara Djebilet qui a été découverte en 1952 affiche des réserves substantielles de 3,5 milliards de tonnes de minerai de fer, réparties sur trois zones distinctes d’exploitation et de valorisation, à savoir l’est, le centre et l’ouest. Les opérations d’exploitation sont gérées par l’entreprise nationale du fer et de l’Acier Feraal, en partenariat avec le consortium chinois CMH.
En 2022, le lancement de l’exploitation dans la zone ouest a été initié, mettant en lumière des réserves estimées à 1,7 milliard de tonnes, représentant plus de la moitié des réserves totales. Les capacités de production, débutant entre 2 et 3 millions de tonnes par an dans la phase initiale (2022-2025), visent à atteindre entre 40 et 50 millions de tonnes par an d’ici 2040, avec l’inauguration de la ligne ferroviaire minière Gara Djebilet-Béchar. Ce projet d’envergure prévoit la création de 15 000 à 20 000 emplois directs et indirects, ainsi que la réalisation de projets majeurs tels qu’une ligne ferroviaire de 950 km et un complexe sidérurgique pour la production de rail, de profilés en acier et de wagons de chemin de fer destinés au transport du minerai de fer. Parmi les avantages notables de la mine, en particulier dans sa partie ouest, figurent les minerais accessibles à une profondeur de 12 mètres, avec des coûts d’extraction parmi les plus compétitifs à l’échelle mondiale.
