
Le Parlement arabe a vigoureusement dénoncé les attaques terroristes menées par des colons sionistes dans plusieurs villages et localités de la Cisjordanie occupée, avec le soutien des forces d’occupation. Il a estimé que ces actes criminels constituent une escalade grave et systématique visant le peuple palestinien sans, ainsi que ses biens.
Dans une déclaration publiée dimanche dernier, le président du Parlement arabe, Mohammed bin Ahmed Al-Yamahi, a affirmé que « Les actes de meurtre, les intimidations et les destructions de maisons et de biens, perpétrés par les colons, constituent un terrorisme organisé, soutenu par l’entité occupante ». Il a souligné que ces pratiques violent clairement le droit international humanitaire et les Conventions de Genève, tout en compromettant toute perspective d’apaisement ou de paix dans la région.
Il a également insisté sur le fait que la poursuite de ces attaques, parallèlement à l’intensification des violations dans les territoires palestiniens occupés, « s’inscrit dans une stratégie précise visant à altérer la situation en Cisjordanie, à imposer une politique du fait accompli et à effacer les droits historiques et juridiques du peuple palestinien ». Dans le même contexte, il a rappelé que « ces actes et crimes représentent une violation flagrante du droit international, notamment de la résolution 2334 du Conseil de sécurité, et un démenti à l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) sur l’illégalité de l’occupation et de la colonisation ».
À cet égard, le président du Parlement arabe a appelé la communauté internationale et le Conseil de sécurité à « assumer leurs responsabilités juridiques et morales et à prendre des mesures immédiates et concrètes, pour mettre fin au terrorisme des colons, assurer la protection internationale du peuple palestinien et qualifier ces colons de terroristes internationaux ».
Au-delà des condamnations répétées, cette nouvelle alerte du Parlement arabe met en lumière une réalité persistante : l’écart grandissant entre les violations constatées sur le terrain et l’absence de réponses contraignantes à l’échelle internationale. Tant que ces actes resteront sans conséquences concrètes, ils risquent de s’inscrire durablement dans le paysage du conflit, éloignant un peu plus toute perspective de règlement juste et durable.
Abir Menasria
