
Le Kényan Albert Korir, ancien vainqueur du marathon de New York, a écopé d’une suspension de cinq ans après un contrôle antidopage positif, un nouveau revers pour l’athlétisme kényan.
Âgé de 32 ans, il a été contrôlé positif à une version synthétique de l’EPO, une substance qui stimule la production de globules rouges, selon l’Unité d’intégrité de l’athlétisme. Korir s’était imposé au marathon de New York en 2021 (2 h 08 min 22 s) et avait terminé troisième en 2023. Il compte également des victoires au marathon d’Ottawa en 2019 et 2025.
Le 12 janvier, peu après l’annonce de sa suspension provisoire, l’athlète a reconnu avoir enfreint les règles antidopage et a accepté une sanction initiale de six ans, a précisé l’AIU. En raison de cette reconnaissance anticipée, sa peine a été réduite d’un an, ramenant sa suspension à cinq ans, soit du 8 janvier 2026 au 7 janvier 2031.
Cette affaire constitue un nouveau coup dur pour le Kenya, qui tentait ces dernières années de redorer son image après de nombreux scandales de dopage, notamment avant les Jeux olympiques de Rio 2016, période durant laquelle l’Agence mondiale antidopage avait jugé le pays non conforme à ses obligations. En octobre dernier, l’agence avait toutefois salué des progrès « importants » dans la lutte antidopage, tout en maintenant le Kenya sous surveillance. Malgré ces efforts, les cas continuent de s’accumuler. En juin 2024, la marathonienne Beatrice Toroitich a écopé de la première suspension à vie de l’histoire du pays, tandis que Rhonex Kipruto, recordman du monde du 10 km, a été suspendu six ans. Au total, plus de 140 athlètes kényans, majoritairement des spécialistes de fond, ont été sanctionnés pour dopage ces dernières années, dont Ruth Chepngetich, détentrice du record du monde du marathon, suspendue trois ans après avoir admis l’usage d’un diurétique interdit servant à masquer la prise de substances dopantes.
