
Très attendue, la conférence de presse de Motsepe, tenue aux termes du comité exécutif de la CAF, avant-hier au Caire, n’a pas vraiment servie pour mieux éclairer sur l’affaire du titre du champion d’Afrique retiré par le jury d’appel au Sénégal pour l’attribuer au Maroc. Nous sommes très clairs. Nous devons suivre les règles de la CAF et de la Fifa (…) Nous avons donné l’argent et le trophée au Sénégal ! Le Maroc a gagné au jury d’appel, mais nous ne donnerons aucun avis sur le Tribunal arbitral du sport. Quelle que soit la décision du TAS, nous la respecterons», s’est-il limité de déclarer, en gros, sur le sujet. Poussé un peu plus par les médias présents, le président de la CAF a rejeté d’un revers de la main la position partielle qui lui a été attribué par le vox-populi. «J’ai été un peu surpris, car les médias ont dit que j’avais approuvé la décision. (…) Je la respecte. Que je sois d’accord ou non, que je l’aime ou non, ce n’est pas pertinent. Je respecte la décision et je dois la mettre en œuvre. C’est comme cela que fonctionnent les institutions à travers le monde. Le respect de l’intégrité et de l’impartialité de nos instances arbitrales, c’est crucial. C’est non négociable. Encore une fois, mon opinion personnelle n’est pas pertinente», a-t-il rétorqué. Mais il n’a pas du tout convaincu quand le journaliste nigérian Osasu Obayiuwana, cité par le célèbre spécialiste français Romain Molina, lui relevait la présence du président de la Fédération tunisienne Moez Nasri parmi le jury d’appel. «Quand on m’a informé que l’une des personnes (parmi les juges d’appel) était président d’une de nos associations de football, j’ai répondu : Mais enfin, qu’est-ce que c’est que ça ? Comment est-il arrivé à être là ?». Mostepe venait de détruire lui-même «le respect de l’intégrité et de l’impartialité de nos instances arbitrales» qu’il considérait pourtant «non négociable».
D. C.
