
Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, M. Saïd Sayoud, a déclaré, jeudi dernier à Alger, que l’État «s’efforce, avec honnêteté et clarté, de réviser le système juridique qui présente des lacunes ou ne répond pas aux exigences des citoyens».
En réponse aux inquiétudes exprimées par les membres du Conseil de la nation, lors d’une session plénière dédiée à discuter du projet de loi organique concernant le régime électoral, M. Sayoud a indiqué que «l’État, guidé par la vision claire du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, s’efforce, avec droiture, franchise, transparence et intégrité de réviser le système juridique qui présente certaines lacunes ou ne correspond pas aux aspirations des citoyens».
Sur ce point, il a affirmé que «depuis 2019, le président de la République n’a adopté aucune loi ou réglementation en dehors du processus parlementaire, ni par décret présidentiel ni autrement. Il a toujours veillé scrupuleusement à ce que toutes les questions relatives au peuple algérien soient traitées par ses représentants au Parlement». Dans le même esprit, il a loué l’atmosphère de démocratie, de liberté et de transparence qui a prévalu lors des discussions législatives au Conseil de la nation et à l’Assemblée populaire nationale (APN), rappelant le processus d’amendement, conduit par le Parlement, concernant les dispositions du Code de la route sujettes à controverse, grâce à l’intervention de la commission mixte.
Suite à l’accueil favorable exprimé par les membres du Conseil de la nation concernant le projet de loi sur le système électoral, le ministre a souligné l’engagement constant de l’État à «veiller sans relâche à la mise en œuvre stricte et rigoureuse de cette législation». Par ailleurs, M. Sayoud a appelé à une collaboration collective, afin de «répondre aux aspirations des citoyens et continuer la construction de l’Algérie contemporaine, qui s’efforce d’établir de nouvelles normes dans l’exercice du pouvoir politique, par le biais de l’étude et de la discussion des lois, en prenant le temps requis et en impliquant les spécialistes, ainsi que les intervenants politiques». Cette démarche traduit la volonté de l’État de construire un cadre législatif solide, où la transparence et la participation citoyenne deviennent des piliers de la gouvernance, affirmant que la modernisation du système juridique est désormais indissociable de la consolidation de la confiance entre
les citoyens et leurs institutions.
Amira Benhizia
