
Le marché algérien des assurances a enregistré, en 2025, un chiffre d’affaires de 200,5 milliards de DA, soit une progression de 8,8% par rapport à l’année précédente, selon une note de conjoncture du Conseil national des assurances.
Les assurances de dommages continuent de dominer le secteur, avec 82,7% du chiffre d’affaires total, soit 165,8 milliards de DA, en hausse de 8,9%. Cette croissance est portée principalement par la branche automobile, qui progresse de 10,6% (+7,6 milliards de DA), suivie par la branche incendie et risques divers (IRD), en hausse de 7,4% (+5 milliards de DA). L’assurance agricole connaît également une dynamique positive, avec une croissance de 17,6% (+416,1 millions de DA).
Les assurances de personnes affichent une progression plus modeste de 3,5%, pour un chiffre d’affaires total proche de 22 milliards de DA. L’assurance Takaful connaît, elle, une hausse spectaculaire de 84,3%, générant 1,4 milliard de DA de contributions, réparties entre Takaful général (+452,8 millions DA) et Takaful familial (+209,2 millions DA). En réassurance internationale, la Compagnie centrale de réassurance (CCR) a réalisé un chiffre d’affaires de 11,2 milliards de DA, en progression de 11,9%, soutenue par la majorité des branches, avec l’assurance incendie, représentant 67,4% du portefeuille et affichant une croissance de 11%.
Le montant des sinistres déclarés s’établit à 90 milliards de DA, en baisse de 14,2% par rapport à 2024, grâce à la diminution des sinistres en assurances de dommages, même si le nombre de sinistres déclarés progresse légèrement de 2,2%. Les indemnisations versées atteignent 85,6 milliards de DA, dont 89,2% pris en charge par les assurances de dommages. En volume, le nombre de sinistres réglés augmente de 2% (+36.318 dossiers), tandis que les sinistres en stock s’élèvent à 131,2 milliards de DA, correspondant à 1.602.578 dossiers en instance, soit 389.864 dossiers de moins qu’au 30 septembre 2025. En valeur, les indemnisations versées aux assurés progressent de 6%, alors que le nombre de dossiers réglés recule de 7,2% par rapport à 2024. Cette performance confirme la résilience et la maturité croissante du secteur, qui joue un rôle clé dans la stabilité économique et la protection des citoyens face aux aléas.
G. Salah Eddine
