
Le ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse, Mustapha Hidaoui, a présidé, jeudi dernier à Oran, l’ouverture de la première rencontre nationale du programme de qualification des jeunes leaders «DZ Young Leaders», en présence de plusieurs membres du gouvernement et responsables institutionnels, illustrant l’importance stratégique accordée à cette initiative.
Ont notamment pris part à cet événement, le ministre de l’Économie de la connaissance, des Startups et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Sadaoui, la ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nassima Arhab, ainsi que le conseiller du président de la République, chargé des affaires politiques et des relations avec la jeunesse, Mustapha Saïdji, et le wali d’Oran, Brahim Ouchène.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par un moment solennel, avec l’observation d’une minute de silence et la récitation de la Fatiha à la mémoire de l’ancien président de la République, le moudjahid Liamine Zeroual.
La rencontre a enregistré une participation importante, avec près de 1.000 jeunes venus de différentes régions du pays. Chaque participant porte un projet impliquant dix jeunes membres, donnant à cette initiative une dimension collective visant à renforcer l’impact de ces futurs leaders dans leurs territoires respectifs.
Dans son allocution, le ministre de la Jeunesse a souligné que le programme «DZ Young Leaders» constitue un pilier essentiel dans l’édification de l’Algérie nouvelle. Il a insisté sur l’importance de l’investissement dans la jeunesse, qui est un «levier central pour bâtir l’Algérie de demain».
M. Hidaoui a également affirmé que cette rencontre nationale dépasse le cadre d’une simple formation, la qualifiant d’«étape stratégique» visant à renforcer les compétences des jeunes et à les préparer à assumer des rôles de leadership au sein de la société.
Le programme de cet événement, qui se conclut ce soir, se distingue par sa richesse et sa diversité. La première journée a été consacrée à une session de dialogue stratégique intitulée «Les jeunes et la construction de l’avenir», suivie d’ateliers intensifs portant sur la planification stratégique personnelle, la résolution de problèmes et la construction de l’identité de leadership.
La deuxième journée a permis d’approfondir la réflexion autour des valeurs du leadership dans un monde en mutation. Enfin, la journée d’aujourd’hui est consacrée à l’innovation et à la transformation numérique.
Réunir 1.000 jeunes porteurs de projets, les former et les structurer autour d’une vision commune, ce n’est pas juste une rencontre institutionnelle de plus. C’est une tentative sérieuse de créer une génération qui ne se contente pas d’attendre les opportunités, mais qui commence à les créer.
G. Salah Eddine
Commentaire : » Faire de la jeunesse le moteur du renouveau »
Depuis son élection, le Président Abdelmadjid Tebboune a fait de la jeunesse un axe structurant de son projet politique. Loin d’un simple discours de circonstance, l’autonomisation des jeunes s’inscrit désormais comme une orientation stratégique, traduite progressivement en mécanismes institutionnels et en ouvertures politiques concrètes.
Pendant longtemps, la question de la participation des jeunes à la vie publique a été marquée par des limites structurelles, oscillant entre marginalisation et participation symbolique. Le changement de cap, amorcé ces dernières années, repose sur une conviction centrale : aucune dynamique de renouveau ne peut aboutir sans l’implication effective de la jeunesse. Celle-ci n’est plus perçue uniquement comme une catégorie à encadrer, mais comme un acteur à part entière dans la construction des politiques publiques. Cette évolution s’est matérialisée à travers plusieurs signaux forts.
La constitutionnalisation de certains droits, la mise en place d’instances dédiées, à l’image du Conseil supérieur de la jeunesse, ainsi que l’élargissement de l’accès des jeunes aux institutions élues, traduisent une volonté de repositionner cette frange de la société au cœur du processus décisionnel. L’enjeu n’est pas seulement d’intégrer les jeunes, mais de leur permettre d’influencer, de proposer et de porter des visions. Dans ce contexte, l’accent mis sur la formation au leadership politique apparaît comme un levier essentiel. Il ne s’agit plus seulement d’ouvrir des espaces, mais de préparer une génération capable de les investir efficacement. Les programmes dédiés visent ainsi à combler un déficit longtemps constaté entre qualification académique et engagement politique structuré. Toutefois, ce pari stratégique soulève également des défis. L’autonomisation réelle des jeunes ne peut se limiter à des dispositifs institutionnels. Elle suppose un changement durable des pratiques politiques, une culture du mérite et de la compétence, ainsi qu’une capacité à instaurer un climat de confiance entre institutions et citoyens. La crédibilité de cette démarche dépendra, à terme, de sa traduction concrète dans les parcours individuels et collectifs. En plaçant la jeunesse au cœur de son projet, le Président Abdelmadjid Tebboune engage ainsi une transformation à long terme. Plus qu’un choix politique, il s’agit d’un investissement stratégique dans l’avenir du pays. Car c’est bien dans la capacité à faire émerger une nouvelle génération de décideurs, ancrés dans les réalités nationales et ouverts sur le monde, que se joue une part essentielle de la trajectoire de l’Algérie dans les années à venir.
ALGER 16