
Jeudi dernier à Berne, le ministre d’État, Ahmed Attaf, chargé des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, a conduit une visite officielle en Suisse, marquée par une série d’entretiens de haut niveau, destinés à renforcer les liens bilatéraux, a indiqué un communiqué.
Au cœur de cette tournée, M. Attaf s’est entretenu avec le Conseiller fédéral Ignazio Cassis, vice-président de la Confédération et chef du Département fédéral des Affaires étrangères. Selon le communiqué du ministère, les discussions ont porté sur une évaluation approfondie des différents axes des relations algéro-suisses et sur les moyens de les hisser à de nouvelles perspectives, en renforçant le dialogue politique, la coopération économique et la dimension humaine des échanges.
Les deux parties ont convenu de mettre en place un mécanisme institutionnel, pour développer la coopération bilatérale et consolider le cadre juridique régissant les relations entre les deux pays. Les entretiens ont également permis d’évoquer les enjeux internationaux et régionaux, notamment les développements au Moyen-Orient et la situation dans la région sahélo-saharienne.
En marge de ces discussions, un exposé sur l’histoire des relations entre l’Algérie et la Suisse a été présenté, rappelant le soutien suisse à la Révolution algérienne et le rôle de Berne dans les négociations d’Évian. Les deux ministres ont insisté sur l’importance de valoriser ce patrimoine historique commun pour renforcer solidarité et amitié.
Avant cette rencontre, M. Attaf a été reçu par le président du Conseil national suisse, Pierre-André Page, pour passer en revue les différentes dimensions de la coopération bilatérale et explorer le rôle que pourraient jouer les Parlements dans le renforcement de ce partenariat, à travers la diplomatie parlementaire.
La visite du chef de la diplomatie algérienne s’est conclue par une rencontre avec M. Beat Jans, chef du Département fédéral de Justice et Police. Cette rencontre a été consacrée à la coopération judiciaire et policière. Les discussions ont porté sur les moyens d’améliorer l’efficacité pour répondre efficacement aux préoccupations sécuritaires et juridiques.
Cette visite illustre la volonté des deux pays de transformer leur relation historique en un partenariat solide, pragmatique et tourné vers l’avenir, capable de répondre aux défis politiques, économiques et sécuritaires contemporains.
G. S. E
